dimanche, janvier 30, 2011

Documentaire Arts du Mythe ( coffret de 4DVD)

Cette série éditée par Arte Éditions est diffusée , parallèlement à sa sortie en DVD, par épisode chaque dimanche soir. Elle présente des œuvres emblématiques d'un mythe auxquelles elles sont liées. C'est une approche très complète des arts premiers.
A chaque épisode correspond un objet qui nous emmène dans sa peuplade d'origine, aujourd'hui et dans les temps plus anciens avec tous les spécialistes qui vont nous expliquer le mythe.
Ainsi pour la vielle mongole à tête de cheval nous aurons l'éclairage croisé d'un musicologue, d'un musicien, d'un ethnologue avec toutes les références des noms des personnes interviewées pour aller plus loin ensuite dans une recherche .
Pour pouvoir tester l'approche sur une civilisation occidentale qui nous est plus proche, je prendrai l'exemple de ma découverte du seul objet provenant d'Europe: la vierge ouvrante de Prusse. D'abord l'objet est présenté sur le mode artistique, puis un historien nous parle de leur vogue au moyen-age, un théologien nous explique pourquoi ces vierges ont été détruites car leur symbolisme conduisait à l'hérésie, enfin un reportage nous montre comment Jean-Paul II alors qu'il était Évêque de Pologne a couronné une de ces vierges lors d'un rassemblement religieux en Poméranie. C'est vraiment complet, très intéressant et original.
Ce coffret est donc une bonne idée de cadeau à tous ceux de nos amis qui aime(raie)nt arpenter le musée du Quai Branly
.

samedi, janvier 29, 2011

La Chance de ma vie

Vous avez vu la bande-annonce? Dans ce cas vous avez vu le film.

Au-delà

Parce que c'est Clint Eastwood on se doit d'aller voir ce film dont la critique n'est pas fameuse, et on ne le regrette pas! Et l'on apprécie le savoir-faire dans le mode mélo du réalisateur pour raconter l'histoire du petit garçon qui perd son jumeau. Et l'on admire aussi l'excellence du jeu de Matt Damon , dans un rôle difficile.
Et puis il y a la critique, facile, du monde bling-bling, celui de la télévision, qui aime les sujets faciles, les belle femmes, les bons restaurants, le monde du copinage où l'on est vite oublié si l'on sort des chemins battus. Le duo Cécile de France, Thierry Neuvic ( très bien), pas très original nous rappelle que l'essentiel ne se passe pas sur un plateau de télé.

Poupoupidou

Le réalisateur Gerald Hustache-Mathieu nous avait ravi en nous faisant découvrir dans Avril Sophie Quinton, dans un rôle de tendresse et de fraicheur ( et avec un plaisir redoublé par la présence de Nicolas Duvauchelle). Cette fois elle interprète une starlette locale, moins ingénue qu'il n'y paraît, mais très touchante dan son univers de sosie de Marilyn.
Mais ce polar romantique trouve surtout son inspiration dans le décor polaire du village de Mouthe. A la fois glacial, cotonneux et peu convivial ( c'est rien de le dire pour Jean-Paul Rouve, écrivain en mal d'inspiration qui mènera son enquête à ses risques et péril), le décor est à lui seul une invitation au voyage quelque part au bout du monde... Point n'est besoin de chausser ses skis de fond pour découvrir ou redécouvrir les paysages du Jura ponctués par les sapins immenses et par les fils barbelés.
« Envôutant, poétique, tendre, décalé » comme le dit la critique de « A Nous Paris »c'est un film français original qui «  mérite le détour ».

Angèle et Tony

Prix du premier film, cette rencontre de deux personnes malmenées par la vie est une histoire d'apprivoisement. C'est tendre, un peu bourru et les acteurs(Clothilde Hesme et Gregory Gadebois) sont convaincants. Un conte de fées moderne.

samedi, janvier 08, 2011

Somewhere

Malgré l'ambiance people du Château Marmont à L.A., un acteur très entouré de type adulescent (joué avec brio par Stephen Dorff), va ressentir la vacuité de sa vie et sa difficulté à se rendre utile et présent pour sa fille préado. Le scénario est donc minimaliste mais Sofia Coppola nous fait entrer dans l'intimité du monde des stars ( encore plus déliquescent que l'on pouvait l'imaginer) !
Une certaine monotonie (voulue certainement pour renforcer ce sentiment de décalage entre la vie extérieure et la vie intime) et la redondance de certaines images, notamment en voiture, donnent parfois quand même l'impression d'un Lost 2, que l'on pourrait nommer  Lost in Ferrari ( et le constructeur ne doit pas être content qu'il faille la dépanner!).

Rendez-vous l'été prochain

Le titre en français évoque une romance sentimentale genre Last Chance for Love! Oui pour le sujet mais fausse route pour le style.....
Le titre original est beaucoup plus significatif: Jack goes boating car il nous embarque bien dans le thème du film. Un homme ordinaire, seul, pas sexy va tout mettre en oeuvre pour pouvoir communiquer et partager sa vie avec une femme qu'il a remarquée ( ni très belle elle non plus, mais seule et ô combien complexée). Il sera aidé par un couple d'amis qui, vivant mal leur désamour,  aura à coeur de construire le nouveau couple qu'ils prennent sous leur aile protrectrice.
On connaissait Philip Seymour Hoffmann en acteur, le voilà aussi derrière la caméra dans un film très pudique dans la narration des sentiments amoureux adapté de la pièce de Bob Glaudini qu'il avait jouée ( d'où le côté un peu statique de cette réalisation). Il nous dépeint le New York des travailleurs, ni intellectuels, ni marginaux.
La neige, le froid apporte la touche de romantisme à cet univers réaliste.

samedi, janvier 01, 2011

Un Balcon sur la mer

Nicole Garcia, la réalisatrice, qui évoque ici son histoire à Oran ne m'a pas vraiment bouleversée avec ce retour sur un passé proche douloureux; elle est plus convaincante lorsqu'elle parle de la fêlure de son héros masculin interprété avec brio (comme toujours!), par Jean Dujardin, le personnage central de ce thriller sentimental plus romanesque qu' hithcockien. Son aspect lisse, fort, imperméable rend d'autant plus touchant ce retour à l'enfance et à ses fractures.
Par comparaison la mystérieuse comparse interprétée par Marie-José Croze paraît un peu fade pour une aventurière, même de second rang. 

Il semble manquer au film un savoir-faire dans la narration pour embarquer le spectateur  dans un suspense émouvant et troublant.

Encore un baiser

La première moitié du film permet de se familiariser avec les différents personnages pour ceux qui n'ont pa vu le film précédent( Juste un baiser). Les réalisateurs italiens aiment le style bande de copains qui deviennent des hommes et restent amis même si leus chemins prennent des voies très différentes ( comme dans Nos nous somme tant aimés). Les acteurs sont ici très bien dirigés et les dialogues sonnnent juste. C'est un beau film sur la difficulté à vivre, à se trouver ou à se retrouver dans un couple ou en famille, mais dont on peut reprocher le manque d'originalité .

Another year

Another Year, le titre est approprié au calendrier, j'espère qu'elle ne sera pas aussi glauque que celle de la plupart des personnages du film; paumés, ratés, meurtris qu'un  couple solide , ou qui se convainc de sa réussite au contact du malheur des autres, essaye d' accueillir et d'écouter;
Le ton est juste, les images en harmonie avec les dialogues et n'espérez point: ni le printemps, ni l'été n'apportent un vrai répit dans ce quotidien qui  mène inexorablement à la vieillesse! Le casting parfait renforce la délicatesse des propos.
Ce film du britannique Mike Leigh, le réalisateur de la 
palme d'or 1996 pour Secrets et Mensonges a été présenté dans la sélection officielle de Cannes cette année

Love et autres drogues

Notre bien-aimé cow-boy Jake Gyllenhaal est de retour, cette fois dans une comédie libertine ( au début) et va faire carrière dans la représentation médicale du Viagra! Le ton très grivois, les scènes sexy et le rythme endiablé de la première partie, avec une critique aiguisée des pratiques de la représentation médicale font place ensuite au mélo ( un peu ennuyeux) et même les acteurs,aussi sympathiques soient-ils, ne nous empêchent pas de trouver le tout bien longuet.

lundi, décembre 13, 2010

La Comtesse (sortie du DVD)

Julie Delpy se met en scène dans le rôle de la très sanguinaire Erzébet de Bathory. Elle nous conte l'histoire vraie d'une comtesse hongroise jugée et condamnée à être emmurée vivante dans son château! Elle explique comment cette malheureuse en est venue à la folie et comment le jugement des hommes, surtout lorsqu'il est grandement influencé par la soif du pouvoir et de l'argent est particulièrement dur vis à vis de femmes qui se comportent comme leurs égales.
C'est un film très noir où la désespérance se lit sur le visage de la belle comtesse (avec un certaine insistance de ces plans un peu répétitifs). Les loups dévorant les jeunes servantes ensanglantées, le traitre s'introduisant dans la place sous les traits d'un amant porté sur le masochisme..... rien ne nous est épargné pour nous restituer l'ambiance sombre et violente de ce coin de Hongrie dévasté par la guerre.
La beauté des images, la sobriété du récit et la noblesse des traits de la comtesse évite le côté gore mais le film est très dur. Âmes sensibles s'abstenir même si le soin de la reconstitution historique enlève tout côté poignant ou émouvant, privilégiant l'aspect illustration d'une légende macabre..

dimanche, décembre 12, 2010

De Vrais mensonges

Audrey Tautou cabotine dans cette comédie où Nathalie Baye ne commence à nous séduire qu' à la fin de cette histoire de chassé-croisé amoureux à laquelle on ne réussit pas à adhérer. A noter cependant la prestation remarquable de Sami Bouajila.

Holiday

Par opposition à la comédie réalisée par Pierre Salvadori où l'aspect nunuche et gentillet enlève toute drôlerie, ici tout est cauchemardesque et délirant. Les personnages burlesques, improbables et caricaturaux s'enchainent nous emmenant dans une comédie policière pas comme les autres mais pas vraiment réussie. Mais comme à son habitude, Jean-Pierre Daroussin, qui incarne ici un personnage trop gentil, trop naif et trop banal, réussit à nous emmèner dans son univers . 

vendredi, décembre 03, 2010

La Famille Jones

Une fois l'idée très ingénieuse de cette comédie mise en place, avec le couple sexy formé par Demi Moore et  David Duchovny  pour nous y attirer, tout est dit. Mais pour les inconditionnels de Wisteria Lane c'est l'occasion de partager à nouveau  l'univers bling-bling des banlieues chics sans mauvaise conscience.

A Bout portant

Même si le genre poursuite haletante n'est pas votre genre de film préféré, cette nouvelle réalisation de Fred Cavayé qui reprend le thème de départ de son précédent long-mètrage Pour elle relève le défi du polar à la française trop souvent décevant.
En effet Gilles Lellouche qui joue souvent, et très bien, les seconds rôles(l'un des copains fêtards dans Les petits mouchoirs, et surtout  le très sympathique bac-6 de Petite Zone de turbulence), campe un « Jack Bauer »très convaincant dans ce 24h échevelé et violent.  Mais ici point de technologie de pointe , on fait appel à nos bons vieux ressorts des polars "melvilliens": guerre des polices, amitié naissante pour le duo en fuite....La jeune femme, Elena Ayala qui interprète son épouse, nous rappelle Victoria April au même age, avec son joli accent et ses yeux rieurs et contribue à l'attachement donc à l'intérêt que l'on porte au couple .
Quant à l'image de la PJ, on est loin du poste de quartier du feuilleton éponyme! La séquence tournée dans un immense QG (où? on espère que cet endroit qui fait froid dans le dos et évoque plutôt une nouvelle cour des miracles n'est qu'une invraisemblance de cinoche !). Dommage aussi pour la fausse note de l'épilogue!  

L'Empire du milieu du sud

Cette mosaique d'images retrace l' histoire sur un mode  monolithique de l'Indochine: la guerre, puis une autre guerre etc.... On aurait aussi aimé voir des images plus paisibles ( qui ne soient pas seulement celles des colons en train de danser, qui accentuent le parti pris anticolonialiste). C'est  un film d'impressions, avec des images travaillées, insolites ou dramatiques, en noir et blanc puis en couleur, sur fond de textes très nombreux que l'on n'identifiera qu'au générique de fin.
Ce film "envoutant", nous dit le directeur du Balzac semble donc s'adresser à une minorité érudite qui saura retrouver son chemin au fil des lieux , des dates et de la littérature. C'est dommage que Jacques Perrin n'ait absolument pas voulu être, un peu,pédagogue.

mercredi, décembre 01, 2010

Memory lane

Le  parallèle avec Quartier lointain semblait a priori évident puisqu'il s'agit aussi d'un film sur un été d'adolescence avec la nostalgie du retour sur le passé. Mais en fait ce film est bien différent, les jeunes ont dix ans de plus et la narration y est beaucoup plus statique. Ce regard porté sur le quotidien très ordinaire d'une bande de jeunes gens au mois d'Aout dans la proche banlieue de l'Ouest parisien nous fait penser à Rohmer mais le silence s'invite ici  plus souvent. Les images de l'herbe, des nuages, des arbres, de l'environnement nous donnent l'impression de prendre le temps de passer un moment avec cette bande de copains qui sentent que leur jeunesse est en train de s'en aller doucement et qu'ils vont rentrer dans le monde des adultes. . Ce sont des jeunes gens sages dirait-on aujourd'hui dont les sentiments sont ceux de tout un chacun: le mal-être, la naissance de la relation amoureuse, la difficulté de communiquer avec les parents même ( et surtout) lorsqu'il y a compassion. Mais si le film est très lent tout est montré avec subtilité et justesse.

Quartier lointain

C'est un film beau et triste sur le thème du retour sur son passé: pourrait-on avec un peu plus d'attention et d'affection changer le cours de la vie de ceux qui nous sont chers et qui souffrent...
En tout cas notre héros interprété par Pascal Greggory changera son regard sur le présent.
Les rues désertes de la ville de Nantua où tous les commerces de proximité ont disparu ajoute à cette atmosphère de solitude et de mélancolie.
Le retour sur le quotidien de cette bourgade très animée en 1967, une époque qui paraît si lointaine tant le monde a changé (d'où le titre ), nous fait revivre une époque oubliée où la vie était bien règlée , chacun à sa place, les filles dans leur monde, les professeurs et les parents respectés et très respectables! Jonathan Zaccai incarne un père inaccessible, retranché dans ses regrets.....
Je vais me précipiter sur la BD de  Jirô Taniguchi.  qui a inspiré ce film.

mercredi, novembre 24, 2010

Le nom des gens

Après la fable politique et sociologique Potiche, voici une comédie politique et sociologique elle aussi très réussie. On rit du début à la fin et certains hommes vont regretter d'être de gauche. Le couple d'acteurs Sara Forestier, Jacques Gamblin est vraiment  formidable et la mère ancienne soixante-huitarde interprétée par Carole Franck est une tornade!