jeudi, avril 14, 2016

A Bigger splash

Oui c'est un remake de La Piscine mais qui a été vraiment adapté à notre société actuelle. Les personnages sont à la fois modernes, complexes et interprétés par des acteurs surdoués. La tension est palpable et le décor naturel pittoresque mais aussi troublé par les premiers rescapés des bateaux libyens de cette île de Lampeduza est un plus.

Truth: Le prix de la vérité

Les films américains savent nous passionner pour le journalisme d'investigation politique ou sociologique (Spotlight) et l'affiche de celui-ci paraissait bien convaincante : Georges Bush, Robert Redford  et Cate Blanchett. Mais celui-ci s'avère moins palpitant, plus axé sur la technique journalistique et trop long pour « couper le souffle » et j'ai beaucoup de mal à accepter Robert Redford en personnage à bout de souffle.

jeudi, avril 07, 2016

L'Avenir


Ce film intellectuel sur une femme quinquagénaire a été écrit et réalisé par la jeune Mia Hansen-Love (35 ans) et lui a valu l'Ours d'argent à Berlin ; le choix d'Isabelle Huppert pour interpréter ce rôle lui est apparu comme une évidence et à nous aussi !
C'est un film abouti qui met en correspondances la sagesse et le recul que permettent une vie professionnelle et une réflexion nourrie grâce à la lecture et l'écriture d'une part avec en contre-champ les aléas de la vie, de ses ruptures, de sa difficulté à avancer en âge puis en grand âge.
La bande-annonce ne veut pas effrayer et nous ferait penser plutôt à une aventure de couguar mais cet aspect là est traité aussi avec recul, réflexion et philosophie ( avec un beau texte sur le désir notamment) mais non sans amertume et/ou regrets...Dans cette relation élève-maître et mentor, certains pourront également apprécier la dimension sociologique du scénario avec l'opposition entre une gauche active et une pensée de gauche intellectualiste.
Mais les sentiments et la réalité de la vie quotidienne ne sont pas absents. La nostalgie est exprimée avec de belles images ( en Bretagne bien sûr) et les scènes familiales sonnent juste. Le prologue où l'on perçoit déjà que cette femme essaye de faire au mieux pour ne pas être trop décalée dans sa vie de mère et de couple par rapport à sa vie personnelle se passe sur le Grand Bé devant le tombeau de Chateaubriand est une belle entrée en matière.
Un film à déguster et à méditer....

mardi, avril 05, 2016

Le Coeur régulier

Isabelle Carré nous charme une fois de plus dans un cadre japonais dépaysant. Cette mise en belles images du livre d'Olivier Adam n'est pas révolutionnaire mais est une parenthèse apaisante.

Quand on a 17 ans

Avec la collaboration de Céline Sciamma (réalisatrice de Tomboy), André Téchiné réussit un coup de maître dans ce film sur l'adolescence. Le casting est parfait et Sandrine Kiberlain est époustouflante (tant l'actrice que le personnage  admirable de la mère). Le décor planté dans les Pyrénées à Luchon et dans une ferme de montagne avoisinante permet d'apporter un lyrisme qui contrebalance la violence ou la hardiesse de certaines scènes (appelées images pouvant heurter). Les univers sociaux très différents des deux jeunes garçons sont ici mis en scène avec subtilité, sans agressivité (elle s'exprime bien sûr par les relations difficiles au début entre ces deux jeunes gens que tout oppose).

Five

Vulgaire et consternant , dans ce domaine de la comédie déjantée les américains avec Very bad Trip avaient su quand même être plus drôles! La psychologie des personnages est si affligeante que l'on reporte son intérêt sur le beau chiot qui grandit lui en force et en sagesse.
Pierre Niney aime et nous a fait aimer le théâtre et il a réussi à nous convaincre parfois qu'il avait eu raison de choisir le cinéma ( dans Un Homme idéal par exemple) mais il n'a plus droit à une erreur de choix de scénario tel que celui-ci.

mercredi, mars 30, 2016

Sunset song

Beaucoup de termes en «  isme » caractérisent ce long film (2H15) qui a pour cadre une ferme écossaise au début du XX ème siècle. Le lyrisme domine (marque de fabrique des réalisateurs prénommés Terence ?) mais aussi féminisme , anticléricalisme, socialisme, antimilitarisme (sans misérabilisme heureusement!).
Pour ne pas être submergé mieux vaut donc prendre le mode contemplatif car les images et les lumières sont somptueuses : neige, tempête, dur labeur des labours, la nature se met aussi en mode superlatif. Et quel plaisir d'écouter les magnifiques chants écossais et le joueur de cornemuse!
A noter que dans le casting, la jeune et lumineuse
ex-mannequin Agyness Deyn qui interprète le rôle de l'héroine écossaise Chris Buthrie a pour partenaire un acteur du nom de Kevin Buthrie, bien joué !

vendredi, mars 25, 2016

Médecin de campagne

L'énorme décalage entre les scènes relatives à la profession médicale hyperréalistes, les trognes des habitants qui semblent être tous des natifs et non des acteurs et les propos parfois extrêmement sombres (même sinistres telle la réflexion du rôle du médecin impuissant contre la barbarie de la nature) et un scénario convenu genre conte de fées m' a beaucoup gênée.
Heureusement le capital sympathie dont bénéficie François Cluzet dans la plupart de ses films récents (phénomène Intouchables mais aussi ses grands rôles de solitaires tels que dans A l'origine) et l'excellente connaissance du milieu médical du réalisateur Thomas Lilti (Hippocrate) ainsi que son aptitude à montrer les personnages sous leur vrai jour en appuyant là où ça fait mal - le plus souvent mais parfois aussi dans ce film angoissant là où ça peut faire rire car les dialogues ne sont pas dénués d'humour- permettent d'accepter certains clichés. Et le tout est pour la bonne cause puisque c'est un cri d'alarme sur le mal social de la France rurale en panne de médecin.

A Perfect Day- Un jour comme un autre

La Bosnie dévastée par la guerre manquant de tout dans des paysages désolés de villages en ruines, de routes montagneuses minées aux mains de militaires parfois « indélicats » , hargneux ou stupides, des enfants qui tueraient pour un ballon, des profiteurs qui vendent l'eau à prix d'or....Et pourtant ce film qui nous permet aussi de  comprendre que la guerre ne finit pas le jour où l'on signe l'arrêt des combats est drôle! En effet, ce  drame humain est avant tout une comédie satirique qui ose même prendre pour cible les ONG !
C'est donc au final un bon moment de cinéma car la réalisation est originale, les dialogues écrits avec un humour irrésistible et les acteurs attachants (menés par Benicio del Toro formidable de présence et de séduction très macho).

mardi, mars 22, 2016

Midnight special

Jeff Nichols, réalisateur de Sur les rives du Mississippi, accentue cette fois le côté fantastique, mais reprend aussi le thème qui lui est cher du père protecteur  qui doit sauver son fils de Take Shelter. C'est un film d'une facture très moderne dans un style tendu ( qui peut  rappeler l'émotion de la vision de Drive) et qui mélange les genres avec succès : drame familial, thriller, science-fiction, poursuite par le FBI.....
Au départ de cette fiction les pistes sont brouillées car les kidnappeurs ne font peut-être partie des méchants et le personnage de Lucas, l'ami policier sympa du père, se révélera être une présence très rassurante et très positive dans le chemin qu'accompliront les parents pour accepter que leur fils suive sa voie.. La fin est un peu longue, mais la tension avait été si forte que le côté apaisant ou futuriste de belles images nous permet de reprendre notre souffle.

jeudi, mars 17, 2016

Au Nom de ma fille

Vincent Garenq, réalisateur de Présumé coupable (que je n'ai pas vu), dénonce à nouveau le système judiciaire en relatant l'affaire Bamberski pour laquelle un père mettra 27 ans à obtenir justice pour le meurtre de sa fille . Un parti pris qui nuit à l'intérêt cinématographique car cette vision très monolithique du drame vu par le personnage du père dont la douleur va tourner à l'obsession ne laisse guère de champ à l'imaginaire. La facture est classique et Daniel Auteuil joue avec justesse mais sans nous surprendre.Le tout correspond bien au projet du réalisateur qui voulait « une esthétique sobre pour faire oublier qu'on est au cinéma ».....

The Revenant

C'est un film à voir mais ce n'est pas un film que l'on « aime ».
Prouesse technique, virtuosité, sauvagerie, survie tout est porté à son paroxysme et le générique de fin interminable est significatif du challenge imposé par le réalisateur (le mexicain Inarritu oscarisé pour Birdman) et comme le souligne Télérama « l'adresse de Leonardo DiCaprio -oscarisé pour ce rôle- consiste à soustraire, son exploit à lui est de n'en faire jamais trop ». Heureusement car parfois trop devient insupportable (cf le dernier Tarentino qui raconte aussi une histoire de vengeance, ou Terrence Mallick dans sa fascination contemplative et onirique de la nature dont le réalisateur semble s'être aussi inspiré) .
C'est donc long, beau et désespéré puisque dans cette lutte avec la nature (le froid, la neige omniprésente , les animaux sauvages, les indiens, les ennemis de son propre camp ..) seul le désir de vengeance peut faire tenir le héros, un homme désespérément seul et sans futur, bien loin du très tonique Matt Damon de Seul sur Mars !

vendredi, mars 11, 2016

Room

C'est un jeune acteur canadien de 9 ans, Jacob Tremblay, qui interprète magnifiquement le rôle d'un petit garçon de 5 ans tenu en captivité depuis sa naissance dans une « cabane » où sa mère s'est efforcée de l'éduquer le mieux possible ; il va réussir à faire aboutir leur plan pour s'échapper et tous deux devront ensuite réapprendre à vivre dans la réalité d'une vie normale (cette partie étant beaucoup plus convenue). La comédienne Brie Larson vient d'être Oscarisée pour ce rôle de mère courage.

La Vache

Un feel good movie qui nous fait voir la France avec les yeux et le cœur d'un paysan algérien authentique. Nos travers, notre mode de vie et surtout le rôle déterminant des média dans notre façon d'accueillir les événements donnent lieu à des scènes qui font sourire sans jamais tomber dans le vulgaire.
Dommage que Lambert Wilson ait éprouvé quelques difficultés à appréhender son rôle avec aisance dans ses premières scènes.. Ce « comte à découvert » est coincé certes, mais on en attendait mieux face à l'interprète du personnage principal Fatsah Bouyahmeh- comédien ayant participé au  Djamel Comedy Club-qui joue son rôle avec simplicité et justesse (d'autant mieux qu'il en a coécrit le scénario).

Brooklyn

Du cinéma à l'ancienne qui nous fait vibrer avec une jeune émigrante irlandaise accueillie dans une communauté de Brooklyn . Une réussite grâce au charme et à la sensibilité de son interprète Saoirse Ronan, étoile montante d'Hollywood, vue dans Lost River.

Eperdument

Adèle Exarchopoulos est une actrice trop sulfureuse pour que la carte de l’ambiguïté de ce scénario soit plausible .
Il nous faut donc adhérer à cette histoire d'amour comme nous le suggère le titre . Mais la réalisation et la performance de Guillaume Gallienne contredisent ce propos. L'acteur ne semble pas en adéquation avec son rôle, sans doute est-il plus à l'aise dans des dialogues plus écrits que dans ces scènes répétitives qui par contre illustrent bien (me semble-t-il!) le milieu carcéral.

samedi, mars 05, 2016

Je ne suis pas un salaud

Ce film stigmatise tous les maux engendrés par le chômage et Nicolas Duvauchelle est un interprète vraiment convaincant du mal-être et de la rancoeur accumulés par ceux qui pensent qu'ils valent mieux que ce que la vie leur a permis de réaliser. C'est une démonstration percutante de la fracture sociale ( et pour moi bien plus subtile et plus en profondeur que La Loi du Marché).Le ton est juste, les situations réalistes ; la bande son en particulier, avec le bruit continuel et la musique trop présente ainsi que les images répétitives des barres où chaque fenêtre est une boite dans laquelle se  joue aussi très probablement d'autres drames familiaux, nous forcent à l' empathie avec les personnages aussi peu sympathiques soient-ils ; car il ne s'agit pas d'un mélo, ni d'une fable mais d'une constatation en images des problèmes de notre société. Attention donc, glauquissime ! Mais le prochain César du meilleur acteur devrait être pour Nicolas Duvauchelle !

Nahid

C'est une réalisatrice iranienne, Ida Panahandeh , qui nous raconte l'histoire d'une femme après son divorce cette fois, tyrannisée par sa famille, sa belle-famille et son fils.et aux prises avec des problèmes d'argent.
 Rien n'a vraiment changé depuis que nous étions entrés dans l'intimité d'une famille dans La Séparation .Ce beau portrait de femme souffre donc  un peu de la comparaison avec ce film clé, malgré les belles images dans un décor triste sous la pluie au bord de la mer Caspienne et l'importance ici du fameux « mariage temporaire » dont on peut juger des avantages et des inconvénients....
Par ailleurs, le titre choisi nous invite à la compassion pour Nahid (au final pas si sympathique et heureusement), mais ce parti pris est réducteur car tant pour les couples iraniens que dans le monde occidental, les conséquences dramatiques du divorce touchent aussi ses deux compagnons (l'ex et le nouveau) qui ont eux aussi leurs difficultés ( et pour l'ex on peut amorcer une comparaison avec Je ne suis pas un salaud qui se déroule bien en France....). D'ailleurs sur ce thème Asghar Farhadi nous avait subjugués avec Le Passé.En conclusion, si vous avez besoin de films plus légers et si ce n'est pas la Journée de la Femme, ce film encensé par la critique n'est quand même pas aussi indispensable que les deux films du réalisateur cité.

Ce Sentiment de l'été

C'est un film sentimental mais pas une romance qui se joue en trois actes très différents par leur lieu de tournage et leur ambiance.
 Le premier nous décrit sobrement le drame : la mort subite d'une jeune femme artiste à Berlin. Les faits sont décrits avec réalisme ; sa famille, ses amis et son compagnon s'entraident, font face et organisent leur « survie ».
L'acte deux se joue un an plus tard en France (Paris, en particulier place de la Nation, et Annecy – avec de très belles vues du lac qui semblent sorties du Genou de Claire comme si rien n'y avait changé depuis 1970) ; cette fois les marques durables du choc émotionnel sont tangibles, les échanges entre les personnages sont tendus, complexes et maladroits.
L'acte trois se déroule à New-York avec de magnifiques vues depuis des terrasses, reprenant ces dialogues entamés depuis une terrasse à Paris entre la sœur ( Judith Chemla) et le compagnon comme si ces deux personnages principaux peuvent y découvrir leur ville en prenant de la hauteur et leur permettre aussi de voir plus loin dans leur avenir. L'action y est plus marquée, le rythme moins lent ( à l'image de la danse) car cette fois les proches de la jeune morte sont en train de construire leur nouvelle vie.
C'est vraiment un beau film où le réalisateur Mikhael Hers semble avoir mis beaucoup de lui-même tant son ton est juste et subtil et ses figures de style toujours très pensées. Il doit aimer spécialement l'été et les jardins publics des villes car on retrouve aussi dans ce film l'émotion des scènes de groupe de Memory Lane comme si certains de ces anciens jeunes laissés sur ces pelouses en 2010 nous racontaient maintenant leurs drames d'adultes.

samedi, février 20, 2016

El Clan

Classé comme thriller, ce film relate une histoire vraie et sordide dans le contexte historique perturbé de l'Argentine dans les années 80  qui marquent la fin de la dictature militaire et le retour de la démocratie... Une reconversion donc à faire pour certains , dont le chef de famille Puccio qui va vivre dorénavant des rançons de rapts tragiques. Mais ce père de famille bénéficie d'une excellente réputation et son fils est un joueur de rugby talentueux de la célèbre équipe des Pumas... Si la tension au sein de la famille est palpable et constitue pour moi le point fort de cette tragédie, le récit est à la fois trop talentueux ( je reprends le terme d'un critique n'en trouvant pas de meilleur) et la conclusion trop glaçante pour que je puisse saluer ce type de cinéma.

Ave Cesar

Faire du cinéma c'est un métier presque un sacerdoce pour Josh Brolin , interprétant un réalisateur qui se doit d'être toujours au four et au moulin dans le nouveau film des frères Coen  qui nous emmènent gaiement sur les plateaux d'Hollywood en 1950 !
C'est donc une comédie réjouissante sur le thème du cinéma qui doit plaire à tous, ne choquer aucune des autorités religieuses avec des acteurs dont il faut résoudre les problèmes personnels. Et comme les frères Coen ne sont pas cinglants dans leur approche, tous les acteurs acceptent de se montrer sous un aspect un peu ridicule... Jubilatoire de voir Clooney oublier son texte, un spécialiste du lasso (excellent jeune acteur Alden Ehrenreich repéré par Spielberg et Coppola) incapable de dire « ce n'est pas si simple » ou Scarlett Johansson obligée de se chercher un mari ! Avec aussi un côté nostalgique sur un cinéma d'antan avec une belle séquence de comédie musicale (avec Channing Tatum) ou d'un sous-marin plongeant au son de chœurs russes.
Un vrai divertissement riche et intelligent .

lundi, février 15, 2016

Le Nouveau Stagiaire (The Intern)

Très drôle durant toute sa première moitié, cette comédie ne tient pas ses promesses et finit en conte moral pour américain fortuné. Suffisant cependant pour justifier le choix de cette projection en avion entre deux plateaux repas si l'on n'est pas allergique à Robert de Niro...

Spotlight

Le journalisme d'investigation est un sujet que sait parfaitement traiter le cinéma américain (Les Hommes du Président). Ce film nous emmène cette fois dans les coulisses du  Boston  Globe où une équipe spécialisée et très motivée  mène l'enquête sur l'implication de la hiérarchie catholique dans les scandales pédophiles perpétrés par le clergé. C'est passionnant et les acteurs sont convaincants.

Danish girl

Le réalisateur britannique du Discours d'un roi, Tom Hooper, signe un beau drame qui retrace le parcours du premier transgenre opéré en 1930. Et pour rendre ce sujet difficile abordable et commercialisable, il soigne particulièrement ses décors, ses costumes et crée un environnement émotionnel « académique » mêlant romantisme, érotisme et bons sentiments. C'est donc l'élégance, la délicatesse, la beauté des images qui priment, certains critiques ont regretté le maniérisme de ce film et auraient préféré sans doute plus de hargne, de violence. Pour ma part j'ai apprécié cet emballage luxueux qui m'a fait découvrir un univers psychologique de mal-être et d'incompréhension dans ce cas extrême de réappropriation d'identité.

Les Délices de Tokyo

Lorsque ces trois exclus de la société japonaise finissent par s'entraider on est un peu soulagé ! Mais c'est seulement après beaucoup de longs plans de cerisiers en fleurs, de petits pas d'une vieille dame aux mains abîmées, de pas lourds d'un cuisinier qui ouvre son commerce de dorayakis à regret et de silences d'une collégienne contrainte à manger des gâteaux ratés pour se nourrir...
Long, triste mais beau....

mardi, février 02, 2016

Encore heureux

Une comédie sociale amorale....ce film atypique du réalisateur de Hors de prix met à nouveau l'argent au cœur de la relation de couple et ose même illustrer une morale bien différente de celle de nos convictions  d'avant la crise: « l'argent ne fait pas le bonheur, bien mal acquis ne profite jamais ». Peu réaliste, cette fable qui ne trouve pas toujours son rythme est cependant drôle grâce à ses interprètes Sandrine Kamberlain toujours pétillante, tonique et naturelle et à Edouard Baer qui réussit à nous séduire même dans une benne d'ordures !