

Le procès pourrait sembler être au cœur du film mais à l'inverse des grands films américains centrés sur des procès retentissants époustouflants, celui-ci est traité dans sa « banalité » (il s'agit d'un infanticide quand même!) d'un petit tribunal de province, avec un jury fait de personnes qui ont bien du mal à voir un peu loin et plus haut, des avocats pas très motivés. Tous sont interprétés -très bien-par des acteurs dont nous connaissons les visages mais pas très bien les noms , un peu comme s'ils étaient nos voisins. Ce parti pris est intéressant cependant car il nous démontre le mécanisme judiciaire.
Mais le sujet du film ne s'avère-t-il pas être plutôt le personnage du président de Cour d' Assises qui occupe presque toute la place puisqu'il s'agit de Fabrice Luchini, formidable bien sûr, qui va vivre (et revivre) en parallèle du procès sa petite romance avec la membre du jury ex-danoise interprétée par l'actrice de Borgen. Certainement admiratrice de l'acteur, elle semble avoir bien du mal à donner une vraie consistance à son personnage (à moins qu'elle n'ait eu de grandes difficultés de langue et que l'on ait coupé son texte , le remplaçant par des sourires et de grands yeux innocents ), c'est pauvre en dialogues et réduit son séducteur au monologue!
Un one-man show finalement....
1 commentaire:
Bonne ambiance, bonne présentation etc... C’est un régal dans la journée que de venir le parcourir…
Merci d’être ce que tu es, et ne change pas surtout.
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