vendredi, août 16, 2013
Insaisissables
(très, trop?) américain un peu lourdingue pour le fond ( et particulièrement
la fin baclée) mais du panache pour la forme.
mardi, juillet 30, 2013
Fanny

C'est un sans faute pour cette
adaptation de Marcel Pagnol par Daniel Auteuil dont la sobriété
de la mise en scène met en valeur le texte. Et quel texte! Il
n'en finit pas de vibrer et d'émouvoir sur ce thème de
l'amour paternel et le choix de Jean-Pierre Darroussin dans le rôle de Panisse y prend
certainement une grande part.
Fanny interprétée par
Victoire Belezy,
une quasi-débutante, en jeune méditerranéenne
simple, jolie, aimante et loyale réussit elle aussi à
nous convaincre que ce drame peut encore aujourd'hui sonner juste.
lundi, juillet 29, 2013
Hijacking

Une approche intelligente, équilibrée
et sensible de la situation sur place des otages et de celle des
dirigeants danois qui devront négocier leur libération
permet de renouveler complètement le genre.
Et c'est bien l'aspect thriller
psychologique qui prend le pas sur celui du récit d'aventure.
La tension n'en est pas moins extrême notamment grâce à
l'interprétation impeccable de Søren
Malling (l'un des trois comédiens danois qui jouaient dans la
série Borgen tournée par ce même réalisateur) en
négociateur vertueux, impliqué et compétent mais
néanmoins bouleversé par l'enjeu humain très
différent d'une négo business brillante. Quant à
Pilou Aesbek (le cuisinier), je le préférais nettement dans la version
costume cravate et beau parleur du spin doctor de cette série!
Celles qui voulaient oublier
L'impression de la première
partie est confirmée;après une vraie mise en situation
de l'univers culturel et moral japonais les épisodes s'étirent
en longueur jusqu'à lasser (spécialement le dénouement
qui n'en finit plus). Le spectateur a donc tout loisir pour admirer
les plans et les prises de vue (superbes photos) de dédales,
d'appartements, de lieux déserts ou industriels et des
visages filmés au plus près. Le tout est quand même
pesant!dimanche, juillet 14, 2013
Le Grand méchant loup

Conventionnelle cette comédie
sur le thème de l'adultère n'est pas incontournable.
C'est l'erreur de casting avec le choix de Benoit Poelvoorde en
bourgeois versaillais qui s'ennuie (!) qui m'a le plus gênée
et m'a empêchée de rentrer dans le conte. Le grand méchant
loup pour ces trois petits cochons c'est le désir d''aventure ou plus généralement
la peur de passer à côté de sa vie..... Certes le
thème était intéressant et j'ai même lu
quelque part que Bruno et Nicolas les réalisateurs avaient
lorgné du coté de Despleschin.....On en est loin et on
reste plutôt coté vaudeville! Et en plus c'est un remake d'un film québécois donc du déja vu pour le troisième volet aussi concernant l'ainé qui se voulait une surprise!Shokuzai-Celles qui voulaient se souvenir
Expiation telle est la traduction de
cette « série » japonaise réalisée
par le maitre Kurosawa: il s'agit donc d'un drame qui a pour thème
toutes le formes des forces du mal...C'est un film dur, lent et
sobre. J'ai apprécié cette mise en abime dans la
société japonaise avec ses codes, sa rigueur et sa
philosophie très hermétique pour les occidentaux. Je ne
me sens pas capable de juger cette œuvre très
impressionnante et je me suis contentée d'observer; j'irai voir la seconde
partie qui me permettra peut être, étant ainsi
apprivoisée par la première, de me faire une opinion sur l'ensemble de cette réalisation.jeudi, juillet 11, 2013
Ma meilleure amie, sa soeur et moi

Il faut se méfier des mauvais titres; celui-ci annonçait clairement un scénario peu original. Impression très vite confirmée n'en déplaise à Télérama
qui voit là une « approche audacieuse, intelligente et cool »
d'une nouvelle dimension familiale : la meilleure amie
devient la petite amie de celui qui vient de coucher avec sa soeur
(pour la bonne cause puisqu'elle est lesbienne et souhaite
procréer). Certes les dialogues sont bien écrits( quand on peut les entendre),l 'interprétation de Rose Dewitt et Emily Blunt fine et juste et l'environnement dans une maison typique (près d'Atlantic dans un parc national de l'état du Washington m'a-t-il semblé) est bucolique. Mais j'ai eu l'impression très désagréable et assez rare pour moi quand je suis au cinéma de perdre mon temps!
Before midnight
Ce troisième volet d'une
trilogie (Before Sunrise 1995 et Before Sunset 2004)
réalisée par le
cinéaste indépendant américain Richard Linklater
et coécrite avec les acteurs principaux Julie
Delpy et Ethan Hawk serait le meilleur selon certaines critiques qui
apprécient la peinture réaliste de la difficulté
à s'accepter mutuellement dans une vie de couple
(Quelle découverte!). J'ai trouvé ce film bavard, la
tirade féministe de Julie Delpy un peu rabâchée
et le tout un peu long et ennuyeux...mercredi, juillet 10, 2013
Plein soleil

Quel plaisir de revoir ce film culte de René Clément! J'avais en fait l'impression de le découvrir tant cette version restaurée permet plus encore de mesurer comme est grande la distance entre les réalisations de cette époque et le cinéma actuel. Ainsi, Alain Delon qui débute sa carrière avec ce film et qui joue (avec quelle grâce!) « le » séducteur absolu nous est montré comme faisant craquer les vieilles dames et le petit peuple; les gros plans s'attardent sur ses pectoraux et son visage mais il n'apparait jamais dénudé (on est en 1960!) et rarement en maillot de bain. Loin d'être présenté comme un psychopathe ce jeune homme nous touche;son introspection qui laisse place aux doutes (et à la satisfaction aussi d'avoir bravé des situations délicates....), ses difficultés matérielles pour réussir sa « performance » nous sont exposés pas à pas, geste par geste, avec lenteur nous rendant presque complice : nous souffrons lorsqu'il est rabaissé, nous soufflons quand il pense avoir réussi....La version de Anthony Minghella « Le talentueux M. Ripley » était complètement à l'opposé nous livrant un thriller plus froid où le redoutable Matt Damon semblait moins sensible et plus virtuose et où les autres personnages (dont le père et Freddy) accaparaient davantage l'attention mais il m'avait semblé plus proche du livre de Patricia Highsmith. Car dans cette première version on peut regretter que le réalisateur ait voulu moraliser la fin et trahi ainsi l'esprit du livre!
mercredi, juin 19, 2013
Les Beaux jours

Double sujet de société
pour cette comédie dramatique, un genre très prisé
par le cinéma français: l'apprentissage de la retraite
et la relation sexuelle entre une femme bourgeoise vieillissante et
un homme sans préjugés (Laurent Laffitte très
convaincant et très appétissant) et loin des
convenances qui à l'age de ses enfants. C'est le point de vue
de la femme qui prédomine surtout dans la première
partie où la réalisatrice tout en n'évitant pas
les clichés s'attarde sur ses motivations et sn état
d'esprit. Fanny Ardant, toujours magnifique, y incarne alors une femme
désenchantée, exigeante (sa voix se fait dure, hachée)
qui se laisse prendre au piège de la séduction pour se
prouver à elle même qu'elle existe; sa coiffure et son
maquillage rappellent alors Dalida chantant « il venait
d'avoir dix huit ans ». J'ai toutefois trouvé
détestable son numéro de femme saoule; il me semble aller à l'encontre du
thème en niant le choix délibéré de se
faire plaisir et pas forcément comme le voit la société
en faisant de la poterie et en s'occupant de bonnes œuvres(ah la
diatribe sur le fait de devoir rendre à la société
ce qu'elle vous a donné c'e.a.d. le bon vieux proverbe des
talents!)
La seconde partie où le couple a trouvé un
certain équilibre et prend chez l'autre le meilleur et accepte
les compromis est plus nuancé (la voix de Fanny Ardant se fait
plus harmonieuse) et la distribution des dialogues au mari, à
l'entourage et à l'amant permet de mieux entrer dans
l'histoire.
Quant à la fin, le scénario
nous y avait préparé en douceur et en émotion
(c'est un des beaux moments du film lorsque Fanny Ardant demande « et
toi comment tu largues?" »). Elle est inégale
elle aussi : pourquoi cet accident évité de justesse?
Et au dernier moment aussi cette interrogation: est-ce vraiment son
premier « égarement »?
La beauté
des plages du Nord et le choix de la chanson « le vent
l'emportera » apporte un peu de poésie à
cette peinture peu romanesque mais qui sait rester légère
et pleine d'humour....
mardi, juin 18, 2013
The Call

L'intrigue de ce thriller est loin
d'être originale si l'on a vu
quelques épisodes de FBI portés disparus..
L'approche en est cependant intéressante au tout début
du film au cœur de « la ruche » pour
comprendre le fonctionnement du 911. Ensuite je ne peux qu'appuyer
les critiques qui ont souligné les invraisemblances, la complaisance dans le sordide et le message nocif du dénuement!lundi, juin 10, 2013
L'Attentat

Tiré du roman de Yasmina Khadra,
ce film est réalisé par un libanais Ziad Doueiri.
C'est un drame ayant pour thème l'extrémisme dans le
conflit israélopalestinien . Sur ce sujet brulant et
dérangeant, le réalisateur construit un film
intelligent et qui se veut objectif. Le mode intimiste de la
narration porté par son acteur principal Ali Suliman évite
tout manichéisme. Mais le propos est si nuancé que
nous en oublions l'empathie pour les personnages qui nous apparaissent un peu "théoriques".samedi, mai 18, 2013
Gatsby le Magnifique

Un écrin fabuleux! C'est ce
que l'on retiendra de ce film qui nous permet de vivre l'ambiance
années folles comme si on y était. La dimension 3D nous
plonge au cœur de ces fêtes dont on ressort nous aussi
exténués d'avoir trop dansé et trop bu...
Pour le reste... c'est le désert absolu; je ne me suis pas
réconciliée avec Léonardo de Caprio qui me
paraît inexpressif plutôt que mystérieux et
romantique. Les interprètes féminines sont plus fines mais de
toute façon la voix du narrateur qui inflige une distance
entre le spectateur et le déroulement de l'action nous met
hors d'état de nous émouvoir ou de nous attacher au
drame censé se dérouler
.Sous Surveillance

Robert Redford nous parle du bon vieux
temps où toute l'Amérique dénonçait la
guerre du Vietnam. Normal à son age de parler du passé
et de ressortir des « vieilleries » ( j'emploie
à dessein ce terme utilisé par un spectateur derrière
moi à propos de Julia Christie dont il ne connaissait pas le
nom...)Mais c'est vrai que cette traque malgré tout le savoir faire de cet acteur passé plusieurs fois derrière la caméra et qui veut nous parler d'idéal et d'engagement, a quelque chose d'un peu dépassé et son intérêt s'en trouve quelque peu pâli....Et puis j'aurais préféré ne pas voir ce merveilleux acteur vieilli lui aussi. Et pour la relève le casting ne nous a pas gatés!
Le Passé

Après Une Séparation
le réalisateur iranien Asghar Fahradi nous livre un nouvel
opus magnifique d'un drame familial où une fois encore le
spectateur est partie prenante.
Les dialogues, le ton, les images tout
sonne juste comme ces décors où l'enchevêtrement
des objets hétéroclites dans un fouillis à la
fois familier et oppressant ( tous ces murs en cours de réfection, ces portes défaites de leurs gonds affichant la volonté
de ses occupants de refaire leur intérieur comme leur
vie ) marque bien la confusion des sentiments de tous les personnages
de ce thriller dramatique.
Les acteurs sont tous remarquables ( même les plus jeunes) et l'interprète d'Ahmar, Ali Mosaffa, figure centrale vole presque la vedette à Bérénice Béjo (pourtant très convaincante en victime responsable) et surtout à Tahar Rahim que l'on ne voit s'exprimer pleinement qu'à la fin.
Les acteurs sont tous remarquables ( même les plus jeunes) et l'interprète d'Ahmar, Ali Mosaffa, figure centrale vole presque la vedette à Bérénice Béjo (pourtant très convaincante en victime responsable) et surtout à Tahar Rahim que l'on ne voit s'exprimer pleinement qu'à la fin.
C'est bien de responsabilité que
l'on débat ici; la part prise par chacun s'avérera
partagée mais leur ressenti individuel est accablant....
Mud- Sur les rives du Mississipi

C'est un film fait de sensibilité
et d'observation autour d'un jeune pré adolescent que l'on
regarde grandir.... Un sujet original dans un décor qui ne
l'est pas moins et dont le réalisme des images nous fait
ressentir la sueur qui colle à la peau, la rugosité des
cordages et des objets rouillés et l'odeur du poisson...tout en gardant un lyrisme proche de Take shelter le précédent film du réalisateur.
Les rapports adultes enfants sont eux
aussi d'un réalisme presque inquiétants et ce dialogue
quasi impossible entre eux, entraine inéluctablement la
solitude et le besoin d'évasion .
Le sourire enjôleur de Matthew
McConaughey nous permet à nous aussi d'encaisser ces tristes
réalités d'autant plus que le Mississipi c'est loin
comme si on nous racontait un conte qui on le sait d'avance se
terminera bien malgré tous les déboires qu'en subiront
les héros.
lundi, mai 06, 2013
Promised land

Toutes les recettes du bon film
américain défendant une (bonne) cause sont bien mises en place:
un anti-héros impeccable ( formidable Matt Damon), un
rebondissement inattendu, des seconds rôles très
présents , des propos mesurés et intelligents de la
part des deux camps et des paysages insolites d'une Amérique
profonde un peu méconnue...Mais au final rien de saisissant ou
de spectaculaire malgré une réalisation signée
Gus Van Sant; peut-être est-ce ce désenchantement qui
colle à la peau des personnages qui nous gagne nous aussi?lundi, avril 29, 2013
Mariage à l'anglaise

Aucun charme pour cette comédie
anglaise proche du zéro absolu, la jolie Rose Byrne exceptée;
les plaisanteries grasses du garçon d'honneur font écho
à d'autres scènes triviales et n'ont rien de l'humour
britannique . Quant au scénario il se résume au titre
original (I give it a year). Moi je n'avais rien vu venir
je trouvais le couple charmant dans un mariage classique au ciné
et je ne pensais pas que le bel américain séduirait
vraiment la jolie Nat et que son mari était toujours amoureux
de son ex....Mais est-ce un rebondissement suffisant pour faire un
film d'autant que les scènes avec l'entourage et les gags sont
vraiment éculés! L'Ecume des jours

Michel Gondry a certainement vibré
à la lecture du livre de Boris Vian et les ondes sont passées
entre eux à n'en pas douter par l'extraordinaire inventivité
de cette reconstitution de l'univers surréaliste et poétique
de cet auteur. Les images sont toutes étonnantes,
fantastiques, romantiques ou magnifiques, tant et si bien que c'est
écrasant pour la spectatrice moyenne que je représente.
D'autant plus que les interprètes ne nous emmènent
guère dans ce trip à l'exception d'Omar Sy vraiment
bluffant ainsi que de Aissa maiga (Alise) attachante . Mais à
leurs cotés Romain Duris apparaît comme un freluquet un
peu étriqué et dépassé par son
environnement, quant à Audrey Tautou elle ne donne aucun relief à son rôle quant à Gad Elmaleh il semble
carrément s'être trompé de lieu de tournage....samedi, avril 27, 2013
Perfect mothers

Ce paradis australien semble propice
au désir et au plaisir charnel surtout lorsque les femmes sont
belles et les jeunes gens des surfeurs irrésistibles. Cette
histoire de double inceste apparaît donc presque naturelle
d'autant plus qu'on est entre adultes consentants et que Anne
Fontaine sait parler et montrer ces « choses là ».
Ce film est donc tout à fait
réussi malgré une mise en place du décor un peu
lente; mais l'amour et la connivence crèvent l'écran
pour le couple dramatique de Roz (Robin Wright, qui arrive à supplanter Naomi Watts par son role plus nuancé et dont le physique n'a rien à lui envier pour une actrice de 47 ans!) ) et Ian (Xavier Samuel , acteur australien qui sera présent dans Twilight 3).
La fin est comme je les aime : laissée à l'appréciation du spectateur... et je vais m'empresser de lire la nouvelle de Doris Lessing dont est tiré ce scénario: the Gran Mothers!
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