mardi, novembre 26, 2013
vendredi, novembre 22, 2013
Les Garçons et Guillaume à table
Guillaume Gallienne est un comédien
très doué qui nous séduit au théâtre par
la diversité de son jeu et qui sait notamment se mettre dans
la peau de personnages de femme (il a obtenu un Molière pour
le rôle de la nurse dans le fil à la patte).
Ici, dans son film, son interprétation de sa mère est
absolument remarquable. Mais j'avais préféré son
spectacle au théatre , le thème de sa recherche
d'identité y étant moins « boursouflé »
par les redites du film. Certains passages sont néanmoins très
savoureux dans le film, l'illustration apportant un plus comme la
scène entre Sissi et sa belle mère, les scènes
de la vie au pensionnat en Angleterre....Les choix des seconds rôles
sont aussi très judicieux (André Marcon dans le rôle
du père, Brigitte Catillon pour une des tantes pour ne citer
que deux exemples..).
Mais le battage médiatique ne me
paraît pas compatible avec une comédie qui se veut tout
en nuances sur une recherche personnelle assez éloignée du monde actuel souvent préoccupé de questions plus
urgentes et plus vitales et pour qui des caractères tels que
ceux de la mère grande bourgeoise ancrée dans une
époque révolue sont totalement étrangers. Ce
film n'est pas une comédie grand public mais c'est un
excellent spectacle.
mardi, novembre 19, 2013
Cartel (The Councelor)

L'affiche nous le rappelle: casting prestigieux ! Si Pénélope Cruz ne fait guère
que de la figuration très sexy, que Michael Fassbender ( qui commence à être abonné aux rôles de sex addict ) pleure un peu trop et que le personnage interprété par Brad Pitt n'a guère de consistance, le couple Cameron Diaz- Javier Bardem escorté de ses deux guépards tient la vedette (non je n'ai pas fait d'erreur Javier Bardem n'a pas ici sa partenaire à la ville et il n'a sans doute pas apprécié les scènes très osées entre Pénélope Cruz et Michael Fassbender....) .Si l'on excepte aussi les décors magnifiques, ce thriller déçoit et ennuie;Cormac Mac Carty grand auteur américain ( No country for old men )signe ici à 80 ans son premier scénario et se rate: c'est approximatif et bavard avec des digressions un peu stupides( la scène du confessionnal par exemple) ou racoleuses (la scène de Cameron Diaz accouplée au pare-brise d'une voiture de luxe).
lundi, novembre 18, 2013
La Vénus à la fourrure

Roman Polanski nous livre un huit-clos
théâtral très abouti sur la forme, sulfureux sur
le fonds et qui magnifie sa femme Emmanuelle Seigner en déesse
belle et intelligente. Pas de scène choquante ou vulgaire contrairement au message de l'affiche, c'est avec les
mots que tout se joue, se défait, se renverse dans le jeu de
séduction et de pouvoir entre un homme et une femme. Ce film
érotico-intellectuel, bien loin du théâtre filmé
même s'il est basé sur la pièce éponyme inspirée par le livre à succès de Sacher-Masoch,
sait maitriser la tension palpable entre les deux partenaires et capte notre curiosité dans ces perpétuels
aller-retour entre littérature et réalité, entre
rêves et fantasmes. C'est subtil, pervers et beau même si
le réalisateur n'a peut-être cherché qu'à
chasser ses propres fantômes dans une «
automythification
aux relents pré testamentaires » comme l'écrit très justement le critique de Libération, preuves
à l'appui et en particulier sa troublante ressemblance avec Mathieu Almaric.lundi, novembre 11, 2013
La Grâce

Le titre sert bien de fil conducteur à
ce drame qui se déroule à Hammerfest la ville
norvégienne la plus septentrionale d'Europe. C'est ce lieu
magnifique qui m'a déterminée à subir la salle
minuscule du MK2 Rambuteau car même inconfortable c'est bien au
chaud et sans vent que l'on découvre ainsi ces lumières
hivernales du grand Nord... Cette côte vaut le voyage ( en été
quand même!) et finalement le scénario qui montre le
chemin difficile de tous les personnages vers un apaisement contribue
lui aussi à la réussite du film. samedi, novembre 09, 2013
Inside LLewyn Davis

Le savoir-faire des frères Coen
est époustouflant puisqu'ils parviennent à nous
intéresser à un modeste gratteur de guitare (imaginaire mais inspiré du musicien folk Dave Von Ronck);
nous écoutons sans ennui des mélodies folk un peu
démodées interprétées en direct par Oscar Isaac lui-même (il a été chanteur et guitariste dans sa jeunesse). Le réalisme de la mise en scène
permet de vivre au rythme de ce road-movie entre Greenwich Village et Chicago où nous avons froid
dans la neige (et les pieds trempés....), de savourer les
détails apportés au décor de ces différents
appartements à New-York (on a l'impression de sentir le tissu du canapé
rèche quand on s'y allonge..).L'interprète de Llewyn est
excellent et les apparitions de Carey Mulligan un vrai bonheur,
quant au scénario il nous surprend lui aussi avec sa fin en
boucle... C'est intelligent et accrocheur.Violette

Le réalisateur Martin Provost s'intéresse à
nouveau à une héroïne créatrice; après
Séraphine c'est Violette qui s'épanouira (un peu) dans
l'écriture. Dommage son personnage est ennuyeux et les
personnalités qui la côtoient ne sont pas vraiment sympathiques y
compris sa mentor Simone de Beauvoir (interprétée par
Sandrine Kiberlain très sobre et très bien comme
toujours). Emmanuelle Devos s'est appropriée d'autant plus facilement le personnage de l’héroïne et avec d'autant plus de liberté qu'il est mal connu. Beaucoup de redites "personne ne m'aime, je voudrais que l'on s'intéresse
à moi, même si je suis laide"(Emmanuelle Devos a pour
l'occasion un faux nez)....Et si le début est intéressant on trouve après
quelques chapitres le temps bien long excepté les scènes où entre en jeu Catherine Hiegel qui interprète admirablement la mère..Un Château en Italie

Cinéma à la première
personne de et avec Valerie Bruni-Tadeschi... Le film est à
son image sympathique, loufoque et brouillon. Il ne m'a pas touchée
car c'est la sensation de faire du voyeurisme qui prime puisque sa
mère joue (très bien) son propre personnage et que son
amoureux est joué par son ex Louis Garrel ! Cela ne donne
guère de crédibilité à ce couple qui
sonne faux même si l'acteur fait déjà du
Louis Garrel quoiqu'il arrive...jeudi, octobre 24, 2013
Gravity

Un voyage dans l'espace pour le prix
d'une place de cinéma! Car la prouesse technique du
réalisateur mexicain Alfonso Cuaron est telle qu'il s'agit
bien d'une expérience technique et sensorielle de l'univers
sidéral plutôt que d'un film catastrophe de science-fiction.
Sidérant!
Les considérations psycho-philosophiques
incontournables face à la peur et à l'immensité
du vide et l'interprétation de Sandra Bullock
ne sont que
secondaires....mardi, octobre 22, 2013
lundi, octobre 21, 2013
9 Mois ferme

Inclassable cette comédie réalisée et interprétée par Abert Dupontel! Ce couple et cette histoire à la fois cauchemardesque et burlesque sont bien peu crédibles et l'acteur Dupontel y est insupportable comme à son ordinaire
mais le scénario est basé sur cet axiome et on rit
....beaucoup (avec par exemple la participation de Jean Dujardin en traducteur pour non-voyants!). A regret certes mais en saluant l' originalité de
cette bouffonnerie que le talent de Sandrine Kiberlain permet malgré tout d'apprécier .Prisoners
C'est un thriller canadien vraiment anxiogène dont le réalisateur Denis Villeneuve est proche de l'univers de Gus Van Sant. Il réussit parfaitement à mettre en images le concept du Mal.
J'ai fermé les yeux trop souvent pour apprécier
tous les dédales de cette histoire sordide; c'est à déconseiller à tous les phobiques des serpents!
Je n'irai plus voir les films interdits aux moins de 12 ans....
Je n'irai plus voir les films interdits aux moins de 12 ans....
La Vie domestique

Déjà je n'avais pas
accroché à la lecture d' Arlington Park de Rachel Cusk romancière féministe anglaise dont
s'inspire ce film. De plus c'est encore Emmanuelle Devos qui tient
le rôle principal de cette chronique très amère
de la mère au foyer en banlieue. Son élocution
particulière, le parti pris de nous montrer les hommes sous un
jour petit bourgeois insupportable et ces images très
américanisées du 77 donnent l'impression que tout cela
sonne faux. Et bien que l'action se passe sur 24h, le tout est confus et manque de sens: la mort de l'enfant n'est pas très intégrée à l'ensemble mais ajoute une note anxiogène.vendredi, octobre 04, 2013
Mon âme par toi guérie

Ce film reflète une réelle
grâce comme celle de son personnage (magnifique interprétation
de Grégory Gadebois) dont nous percevons le don au delà
de son apparence de motard et même lorsqu'il boit de la bière.
François Dupeyron parvient à nous montrer au cinéma ce qui est « invisible pour les yeux »
aurait écrit St Exupéry.
En tout cas c'est un formidable
directeur d'acteurs: même Jean-Pierre Darroussin a l'air de
savoir où il va! Quant aux femmes, nombreuses, entrevues
seulement pour certaines, elles apportent une réelle humanité
à cette tranche de vie. Dommage que Josiane (Marie Payen) ne
soit pas interprétée avec autant de présence
que toutes les autres très marquantes dont bien sur Céline
Sallette !
Blue Jasmine

Sublime Cate Blanchett! Woody Allen
aurait écrit cette histoire pour elle et c'est vrai que cette
tragédie autour d'une « pauvre petite fille riche »
n'aurait pas eu cette dimension sans elle. Sa sœur qui représente
son négatif est également interprétée avec
brio par Sally Hawkins et montre bien
l'alternative entre deux destins de femme aussi pourris l'un que
l'autre; l'hystérie et le drame vécus par
des femmes font des spectacles réussis nous explique le
réalisateur qui y contribue aussi largement!Elle s'en va
(un personnage qui sonne vraiment très juste) m'ont touchée malgré tout; en revanche la note finale du genre « tout
est bien qui finit bien » gâche vraiment le plaisir de ces moments de "légèreté mélancolique" comme les définit si justement un critique.
No pain, no gain

De l'excès encore! La violence
et le sang en plus; âmes sensibles s'abstenir (interdit au
moins de 12 ans c'est dire!). Mais de l'humour, un sens du cinéma
certain (entre Quentin Tarentino et les frères Coen comme
l'ont dit avec justesse certains critiques) et surtout la prestation de Mark Wahlberg permettent d'entrer dans
ce very bad trip, tout au moins dans sa première partie, avec
verve, entrain et plaisir. Le titre résume bien le contexte s'appliquant au monde du culturisme et à la difficulté
de s'improviser kidnapper et tortionnaire.vendredi, septembre 20, 2013
La vie de Liberace

Que de battage autour de ce film dont
le maître mot est l'excès . Excès de publicité,
excès d'effets cinématographiques (vieillissement et
rajeunissement des visages et des silhouettes), de décors, de
musique comme pour mieux entrer dans l'histoire de ce personnage
people (avant que le mot n'existe) que je découvrais (et
dont la prononciation illustre bien pour moi les pièges de
l'anglais!). La performance des acteurs est elle aussi
exceptionnelle et il faut souligner une fois de plus celle de Matt
Damon vraiment protéiforme capable d'être aussi parfait
en Jason Bourne qu'en américain moyen ; il apparait ici en jeune
paysan du Wisconsin transformé en éphèbe
sophistiqué pour l'amour de Liberace interprété
magistralement bien sur par Michael Douglas avec ce retour trop
largement commenté. Sans le savoir-faire de Soderbergh ce film aurait été insupportable tombant dans la caricature primaire, mais grâce à lui nous demeurons des spectateurs un peu voyeurs qui regardent avec un certain recul (et avec une empathie certaine pour les deux personnages centraux) le monde outrancier
du
showbiz américain.
vendredi, septembre 13, 2013
Gibraltar

Ce
thriller français est tiré d'une histoire vraie et
tente surtout d'expliquer et de blanchir un homme qui a passé
10 années de sa vie en prison. Cet enjeu ralentit
considérablement le punch de l'action mais les débats
intérieurs, la tension liée à la prise de risque
qui va à l'encontre de l' attachement à sa vie
familiale de cet indic sont magistralement interprétés
par Gilles Lellouche.Le Majordome

Comme
tous les biopics déroulant une vie sur plus de 30 ans,
celui-ci est parfois un peu poussif mais c'est pour la bonne cause .
Il s'agit ici de retracer l'histoire de la lutte des citoyens
américains noirs pour conquérir l'égalité
de leurs droits. Le réalisateur choisit l'émotion et la
subjectivité en nous faisant vivre cette histoire avec le
couple interprété par Forest Whitaker et Oprah Winfrey, sur fonds de blues bien sur..... C'est donc aussi, pour ce must de la rentrée, un beau moment de
cinéma.Rock the casbah

Fiez-vous au titre, fuyez! Mais qu'est donc allée faire dans cette galère la magnifique et très digne actrice Ham Abbass? A l'affiche aussi la belle Nadine Labaki qui avait conquis critiques et spectateurs dans Maintenant on va
où et qui m'avait fait
penser que ce film était de la même verve. Que nenni!
Il s'agit d'une version marocaine du film bollywoodien avec un secret de
famille éventé dès les premières images,
de faux débats sur la liberté de la femme musulmane,
une complicité entre un petit garçon et son grand père
superficielle et cinématographique (pour que le défunt
interprété par Omar Sharif ait quelques scènes
supplémentaires) etc. Une consolation cependant, la belle
villa où se déroulent ces 3 jours de funérailles
se situe à Tanger et nous pouvons ainsi survoler la splendide
baie.lundi, septembre 09, 2013
White House down

Magic Mike (Channing Tatum) est de
retour et joue les Jack Bauer privilégiant ici les prouesses
physiques (pour la bonne cause) à la séduction (c'est
là où il garde nettement l'avantage sur Kiefer
Sutherland). On retrouve ici certaines des caractéristiques
de la série à succès 24H Chrono: enjeux
énooormes, déroulement en temps réel,
déploiement de moyens militaires gigantesques sans oublier de
faire jouer les cordes sensibles de l'amour paternel et du
patriotisme. Le drapeau américain flotte donc ici sur
Washington DC avec vues imprenables sur le Jefferson Monument et
la Maison Blanche. C'est la dimension spectaculaire des images
absolument éblouissantes qui m'a séduite dans ce film
d'action dont l'unité de temps et de lieu est un atout dans la
mesure où le scénario met en scène des
personnages et des rebondissements politiques qui eux n'étonnent
plus.Plaisir coupable d'aller déconnecter avec un tel divertissement régressif ... diront certains critiques de presse! Tant pis j'ose afficher 2 grenouilles!
Ilo ilo

Ce film singapourien a obtenu la Caméra
d'Or au Festival de Cannes,tant mieux, car je ne lui accorde qu'une
modeste grenouille. C'est une chronique toute simple mais très
démonstrative de la dureté de la vie dans ses aspects
familiaux économiques et sociaux filmée avec
délicatesse. Trop de délicatesse peut-être? Je
n'ai pas été touchée par cette histoire: ni par
le récit de cet apprivoisement entre le petit garçon
(réellement insupportable) par la jeune philippine contrainte
d'accepter les humiliations liées à son statut
d'employée de maison immigrée, ni par les difficultés
du couple plutôt antipathique.La société singapourienne est moins belle vue de près que ne donne à croire la luxuriance de sa végétation comme dans la magnifique avenue menant à l'aéroport (une des dernières images du film); on s'en doutait un peu!
vendredi, septembre 06, 2013
Tirez la langue, Mademoiselle

Ce couple improbable, dans un scénario
tout aussi improbable, de deux frères médecins ne m'a
pas paru vraiment convaincant. D'autant plus que si Cedric Kahn, ici
acteur, incarne bien le personnage de Boris, la prestation de Laurent
Stocker en Dimitri est quelque peu floue.
Louise Bourgoin par contre fait
merveille et c'est la seule bonne surprise de ce film.
Grand central

La jeune réalisatrice Rebecca Zlotoswski réussit à dépeindre un univers fermé et sait y rendre palpable la tension omniprésente dans les rapports humains comme dans la dangerosité des interventions.
Mais si le couple Tahar Rahim/Lea Seydoux apparaît comme une évidence cinématographique (comme le couple Cécile de France /Jean Dujardin récemment dans Mobius ), j'attendais encore plus du jeune acteur qui avait été
si formidable dans Un Prophète. Va-t-il être
cantonné (et même muré) maintenant dans des rôles de prolétaire
taiseux et géniteur ( comme dans Le Passé où
j'avais déjà regretté déjà un peu
son rôle- ou son personnage- assez passif). Ici c'est pire
encore! Il faut dire que les images sont toutes tellement redondantes
aussi bien dans l'herbe que sous la douche.... La sensualité
qui se dégageait du premier baiser avec Lea Seydoux et de
leurs premiers attouchements s'en trouve vite émoussée.
Reste le sujet sur le nucléaire: je me garderai bien de prendre position sur la véracité des scènes qui prennent parfois le mode reportage (et qui ont été tournées dans une centrale nucléaire autrichienne qui n'a jamais mise en route) , je sais trop combien les réalités industrielles sont mal appréhendées par le commun des mortels!
Reste le sujet sur le nucléaire: je me garderai bien de prendre position sur la véracité des scènes qui prennent parfois le mode reportage (et qui ont été tournées dans une centrale nucléaire autrichienne qui n'a jamais mise en route) , je sais trop combien les réalités industrielles sont mal appréhendées par le commun des mortels!
Gare du Nord
Le parti pris du style documentaire de
la réalisatrice Claire Simon sur un sujet très fumeux
de sociologie (c'est sa spécialité) rend ce film un peu
ennuyeux... Sur le thème de la rencontre entre une « vieille »
ici Nicole Garcia et d'un étudiant (Reda Kateb), j'ai préféré
le couple Fanny Ardant (moins mal en point!)et Laurent
Laffitte(beaucoup plus séducteur!). Mais ce serait très
réducteur de limiter le film à ce duo puisqu'il nous
propose une immersion panoramique dans un lieu de passage où
les individus se croisent, se parlent un peu parfois ou s'agressent
mais ne se rencontrent pas vraiment. Ces rencontres mêlent
réalité et fantasmagorie, dans un mode fourre tout que
je n'ai pas apprécié
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