vendredi, septembre 06, 2013

Jeune et jolie

Finesse, mystère de la féminité, subtilité caractérisent ce film signé par François Ozon le champion de l'analyse du comportement féminin. Et il réussit aussi bien le portrait d'une veuve déstabilisée (dans Sous le sable) qu'ici d'une toute jeune fille (17 ans) dont l'addiction est... la prostitution.
Le thème sociétal est parfaitement traité ( la fin bien peu réaliste reste néanmoins un beau moment de cinéma grâce à la présence de Charlotte Rampling), l'ensemble des acteurs parfait ( même le petit frère et aussi et toujours Frédéric Pierrot en couple ici avec Géradine Pailhas) et surtout et avant tout l'héroïne Marine Vacth, la révélation du Festival de Cannes dont l'interprétation et la beauté méritent  d'aller absolument voir ce film. 

vendredi, août 16, 2013

Insaisissables

....et saisissants! Un divertissement
(très, trop?) américain un peu lourdingue pour le fond ( et particulièrement la fin baclée) mais du panache pour la forme.

mardi, juillet 30, 2013

Fanny

C'est un sans faute pour cette adaptation de Marcel Pagnol par Daniel Auteuil dont la sobriété de la mise en scène met en valeur le texte. Et quel texte! Il n'en finit pas de vibrer et d'émouvoir sur ce thème de l'amour paternel et le choix de Jean-Pierre Darroussin dans le rôle de Panisse y prend certainement une grande part.
Fanny interprétée par Victoire Belezy,
une quasi-débutante, en jeune méditerranéenne simple, jolie, aimante et loyale réussit elle aussi à nous convaincre que ce drame peut encore aujourd'hui sonner juste.

lundi, juillet 29, 2013

Hijacking

Une approche intelligente, équilibrée et sensible de la situation sur place des otages et de celle des dirigeants danois qui devront négocier leur libération permet de renouveler complètement le genre.
Et c'est bien l'aspect thriller psychologique qui prend le pas sur celui du récit d'aventure.
La tension n'en est pas moins extrême notamment grâce à l'interprétation impeccable de Søren Malling (l'un des trois comédiens danois qui jouaient dans la série Borgen tournée par ce même réalisateur) en négociateur vertueux, impliqué et compétent mais néanmoins bouleversé par l'enjeu humain très différent d'une négo business brillante. Quant à Pilou Aesbek (le cuisinier), je le préférais nettement dans la version costume cravate et beau parleur du spin doctor de cette série!


Celles qui voulaient oublier

L'impression de la première partie est confirmée;après une vraie mise en situation de l'univers culturel et moral japonais les épisodes s'étirent en longueur jusqu'à lasser (spécialement le dénouement qui n'en finit plus). Le spectateur a donc tout loisir pour admirer les plans et les prises de vue (superbes photos) de dédales, d'appartements, de lieux déserts ou industriels et des visages filmés au plus près. Le tout est quand même pesant!

dimanche, juillet 14, 2013

Le Grand méchant loup

Conventionnelle cette comédie sur le thème de l'adultère n'est pas incontournable. C'est l'erreur de casting avec le choix de Benoit Poelvoorde en bourgeois versaillais qui s'ennuie (!) qui m'a le plus gênée et m'a empêchée de rentrer dans le conte. Le grand méchant loup pour ces trois petits cochons c'est le désir d''aventure ou plus généralement la peur de passer à côté de sa vie..... Certes le thème était intéressant et j'ai même lu quelque part que Bruno et Nicolas les réalisateurs avaient lorgné du coté de Despleschin.....On en est loin et on reste plutôt coté vaudeville! Et en plus c'est un remake d'un film québécois donc du déja vu pour le troisième volet aussi concernant l'ainé qui se voulait une surprise!

Shokuzai-Celles qui voulaient se souvenir

Expiation telle est la traduction de cette « série » japonaise réalisée par le maitre Kurosawa: il s'agit donc d'un drame qui a pour thème toutes le formes des forces du mal...C'est un film dur, lent et sobre. J'ai apprécié cette mise en abime dans la société japonaise avec ses codes, sa rigueur et sa philosophie très hermétique pour les occidentaux. Je ne me sens pas capable de juger cette œuvre très impressionnante et je me suis contentée d'observer; j'irai voir la seconde partie qui me permettra peut être, étant ainsi apprivoisée par la première, de me faire une opinion sur l'ensemble de cette réalisation.

jeudi, juillet 11, 2013

Ma meilleure amie, sa soeur et moi

Il faut se méfier des mauvais titres; celui-ci annonçait clairement un scénario peu original. Impression très vite confirmée n'en déplaise  à Télérama qui voit là une « approche audacieuse, intelligente et cool » d'une nouvelle dimension familiale : la meilleure amie devient la petite amie de celui qui vient de coucher avec sa soeur (pour la bonne cause puisqu'elle est lesbienne et souhaite procréer).
Certes les dialogues sont bien écrits( quand on peut les entendre),l 'interprétation de Rose Dewitt et Emily Blunt fine et juste et l'environnement dans une maison typique (près d'Atlantic dans un parc national de l'état du Washington m'a-t-il semblé) est bucolique. Mais j'ai eu l'impression très désagréable et assez rare pour moi quand je suis au cinéma de perdre mon temps!

Before midnight

Ce troisième volet d'une trilogie (Before Sunrise 1995 et Before Sunset 2004) réalisée par le cinéaste indépendant américain Richard Linklater et coécrite avec les acteurs principaux Julie Delpy et Ethan Hawk serait le meilleur selon certaines critiques qui apprécient la peinture réaliste de la difficulté à s'accepter mutuellement dans une vie de couple (Quelle découverte!). J'ai trouvé ce film bavard, la tirade féministe de Julie Delpy un peu rabâchée et le tout un peu long et ennuyeux...


mercredi, juillet 10, 2013

Plein soleil


Quel plaisir de revoir ce film culte de René Clément! J'avais en fait l'impression de le découvrir tant  cette version restaurée permet plus encore de mesurer comme est grande  la distance entre les réalisations de cette époque et le cinéma actuel. Ainsi, Alain Delon qui débute sa carrière avec ce film et qui joue (avec quelle grâce!) « le » séducteur  absolu nous est montré comme faisant craquer les vieilles dames et le petit peuple; les gros plans s'attardent sur ses pectoraux et son visage mais il n'apparait jamais dénudé (on est en 1960!) et rarement en maillot de bain. Loin d'être présenté comme un psychopathe ce jeune homme nous touche;son introspection qui laisse place aux doutes (et à la satisfaction aussi d'avoir bravé des situations délicates....), ses difficultés matérielles pour réussir sa « performance » nous sont exposés pas à pas, geste par geste, avec lenteur nous rendant presque complice : nous souffrons lorsqu'il est rabaissé, nous soufflons quand il pense avoir réussi....
La version de Anthony Minghella « Le talentueux M. Ripley » était complètement à l'opposé nous livrant un thriller plus froid où le redoutable Matt Damon semblait moins sensible et plus virtuose et où les autres personnages (dont le père et Freddy) accaparaient davantage l'attention mais il m'avait semblé plus proche du livre de Patricia Highsmith. Car dans cette  première version on peut regretter que le réalisateur ait voulu moraliser la fin et trahi ainsi l'esprit du livre!

mercredi, juin 19, 2013

Les Beaux jours

Double sujet de société pour cette comédie dramatique, un genre très prisé par le cinéma français: l'apprentissage de la retraite et la relation sexuelle entre une femme bourgeoise vieillissante et un homme sans préjugés (Laurent Laffitte très convaincant et très appétissant) et loin des convenances qui à l'age de ses enfants. C'est le point de vue de la femme qui prédomine surtout dans la première partie où la réalisatrice tout en n'évitant pas les clichés s'attarde sur ses motivations et sn état d'esprit. Fanny Ardant, toujours magnifique, y incarne alors une femme désenchantée, exigeante (sa voix se fait dure, hachée) qui se laisse prendre au piège de la séduction pour se prouver à elle même qu'elle existe; sa coiffure et son maquillage rappellent alors Dalida chantant « il venait d'avoir dix huit ans ». J'ai toutefois trouvé détestable son numéro de femme saoule; il me semble aller à l'encontre du thème en niant le choix délibéré de se faire plaisir et pas forcément comme le voit la société en faisant de la poterie et en s'occupant de bonnes œuvres(ah la diatribe sur le fait de devoir rendre à la société ce qu'elle vous a donné c'e.a.d. le bon vieux proverbe des talents!)
La seconde partie où le couple a trouvé un certain équilibre et prend chez l'autre le meilleur et accepte les compromis est plus nuancé (la voix de Fanny Ardant se fait plus harmonieuse) et la distribution des dialogues au mari, à l'entourage et à l'amant permet de mieux entrer dans l'histoire.
Quant à la fin, le scénario nous y avait préparé en douceur et en émotion (c'est un des beaux moments du film lorsque Fanny Ardant demande « et toi comment tu largues?" »). Elle est inégale elle aussi : pourquoi cet accident évité de justesse? Et au dernier moment aussi cette interrogation: est-ce vraiment son premier « égarement »?
La beauté des plages du Nord et le choix de la chanson «  le vent l'emportera » apporte un peu de poésie à cette peinture peu romanesque mais qui sait rester légère et pleine d'humour....

mardi, juin 18, 2013

The Call

L'intrigue de ce thriller est loin d'être originale si l'on a vu quelques épisodes de FBI portés disparus.. L'approche en est cependant intéressante au tout début du film au cœur de « la ruche » pour comprendre le fonctionnement du 911. Ensuite je ne peux qu'appuyer les critiques qui ont souligné les invraisemblances, la complaisance dans le sordide et le message nocif du dénuement!

lundi, juin 10, 2013

L'Attentat

Tiré du roman de Yasmina Khadra, ce film est réalisé par un libanais Ziad Doueiri. C'est un drame ayant pour thème l'extrémisme dans le conflit israélopalestinien . Sur ce sujet brulant et dérangeant, le réalisateur construit un film intelligent et qui se veut objectif. Le mode intimiste de la narration porté par son acteur principal Ali Suliman évite tout manichéisme. Mais le propos est si nuancé que nous en oublions l'empathie pour les personnages qui nous apparaissent un peu "théoriques".
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samedi, mai 18, 2013

Gatsby le Magnifique




Un écrin fabuleux! C'est ce que l'on retiendra de ce film qui nous permet de vivre l'ambiance années folles comme si on y était. La dimension 3D nous plonge au cœur de ces fêtes dont on ressort nous aussi exténués d'avoir trop dansé et trop bu...
Pour le reste... c'est le désert absolu; je ne me suis pas réconciliée avec Léonardo de Caprio qui me paraît inexpressif plutôt que mystérieux et romantique. Les interprètes féminines sont plus fines mais de toute façon la voix du narrateur qui inflige une distance entre le spectateur et le déroulement de l'action nous met hors d'état de nous émouvoir ou de nous attacher au drame censé se dérouler 
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Sous Surveillance


Robert Redford nous parle du bon vieux temps où toute l'Amérique dénonçait la guerre du Vietnam. Normal à son age de parler du passé et de ressortir des « vieilleries » ( j'emploie à dessein ce terme utilisé par un spectateur derrière moi à propos de Julia Christie dont il ne connaissait pas le nom...)
Mais c'est vrai que cette traque malgré tout le savoir faire de cet acteur passé plusieurs fois derrière la caméra et qui veut nous parler d'idéal et d'engagement, a quelque chose d'un peu dépassé et son intérêt s'en trouve quelque peu pâli....Et puis j'aurais préféré ne pas voir ce merveilleux acteur vieilli lui aussi. Et pour la relève le casting ne nous a pas gatés!

Le Passé


Après Une Séparation le réalisateur iranien Asghar Fahradi nous livre un nouvel opus magnifique d'un drame familial où une fois encore le spectateur est partie prenante.
Les dialogues, le ton, les images tout sonne juste comme ces décors où l'enchevêtrement des objets hétéroclites dans un fouillis à la fois familier et oppressant ( tous ces murs en cours de réfection, ces portes défaites de leurs gonds affichant la volonté de ses occupants de refaire leur intérieur comme leur vie ) marque bien la confusion des sentiments de tous les personnages de ce thriller dramatique.
Les acteurs sont tous remarquables ( même les plus jeunes) et l'interprète d'Ahmar,  Ali Mosaffa, figure centrale vole presque la vedette à Bérénice Béjo (pourtant très convaincante en victime responsable) et surtout à Tahar Rahim que l'on ne voit s'exprimer pleinement qu'à la fin.
C'est bien de responsabilité que l'on débat ici; la part prise par chacun s'avérera partagée mais leur ressenti individuel est accablant....


Mud- Sur les rives du Mississipi


C'est un film fait de sensibilité et d'observation autour d'un jeune pré adolescent que l'on regarde grandir.... Un sujet original dans un décor qui ne l'est pas moins et dont le réalisme des images nous fait ressentir la sueur qui colle à la peau, la rugosité des cordages et des objets rouillés et l'odeur du poisson...tout en gardant un lyrisme  proche de Take shelter le précédent film du réalisateur.
Les rapports adultes enfants sont eux aussi d'un réalisme presque inquiétants et ce dialogue quasi impossible entre eux, entraine inéluctablement la solitude et le besoin d'évasion .
Le sourire enjôleur de Matthew McConaughey nous permet à nous aussi d'encaisser ces tristes réalités d'autant plus que le Mississipi c'est loin comme si on nous racontait un conte qui on le sait d'avance se terminera bien malgré tous les déboires qu'en subiront les héros.

lundi, mai 06, 2013

Promised land


Toutes les recettes du bon film américain défendant une (bonne) cause sont bien mises en place: un anti-héros impeccable ( formidable Matt Damon), un rebondissement inattendu, des seconds rôles très présents , des propos mesurés et intelligents de la part des deux camps et des paysages insolites d'une Amérique profonde un peu méconnue...Mais au final rien de saisissant ou de spectaculaire malgré une réalisation signée Gus Van Sant; peut-être est-ce ce désenchantement qui colle à la peau des personnages qui nous gagne nous aussi?

lundi, avril 29, 2013

Mariage à l'anglaise


Aucun charme pour cette comédie anglaise proche du zéro absolu, la jolie Rose Byrne exceptée; les plaisanteries grasses du garçon d'honneur font écho à d'autres scènes triviales et n'ont rien de l'humour britannique . Quant au scénario il se résume au titre original (I give it a year). Moi je n'avais rien vu venir je trouvais le couple charmant dans un mariage classique au ciné et je ne pensais pas que le bel américain séduirait vraiment la jolie Nat et que son mari était toujours amoureux de son ex....Mais est-ce un rebondissement suffisant pour faire un film d'autant que les scènes avec l'entourage et les gags sont vraiment éculés!

L'Ecume des jours


Michel Gondry a certainement vibré à la lecture du livre de Boris Vian et les ondes sont passées entre eux à n'en pas douter par l'extraordinaire inventivité de cette reconstitution de l'univers surréaliste et poétique de cet auteur. Les images sont toutes étonnantes, fantastiques, romantiques ou magnifiques, tant et si bien que c'est écrasant pour la spectatrice moyenne que je représente. D'autant plus que les interprètes ne nous emmènent guère dans ce trip à l'exception d'Omar Sy vraiment bluffant ainsi que de Aissa maiga (Alise) attachante . Mais à leurs cotés Romain Duris apparaît comme un freluquet un peu étriqué et dépassé par son environnement, quant à Audrey Tautou elle ne donne aucun relief à son rôle quant à Gad Elmaleh il semble carrément s'être trompé de lieu de tournage....

samedi, avril 27, 2013

Perfect mothers


Ce paradis australien semble propice au désir et au plaisir charnel surtout lorsque les femmes sont belles et les jeunes gens des surfeurs irrésistibles. Cette histoire de double inceste apparaît donc presque naturelle d'autant plus qu'on est entre adultes consentants et que Anne Fontaine sait parler et montrer ces « choses là ».
Ce film est donc tout à fait réussi malgré une mise en place du décor un peu lente; mais l'amour et la connivence crèvent l'écran pour le couple dramatique de Roz (Robin Wright, qui arrive à supplanter Naomi Watts par son role plus nuancé et dont le physique n'a rien à lui envier pour une actrice de 47 ans!)  ) et Ian (Xavier Samuel , acteur australien qui sera présent dans Twilight 3).
La fin est comme je les aime : laissée à l'appréciation du spectateur... et je vais m'empresser de lire la nouvelle de Doris Lessing dont est tiré ce scénario: the Gran Mothers!

La Cage dorée


Quand le cliché devient gag, que les personnages principaux sont crédibles et bien interprétés et les dialogues vifs et drôles alors une comédie est réussie.
C'est le cas de ces dames du VIème version portugaise (donc  à la loge et non  à l'étage des chambres de bonnes) mais ici on peut en rire et sans arrière pensée coupable puisque le scénariste est portugais et sait détourner les a priori en dérision à la manière des comédies juives.
Pour une réussite plus totale on aurait aimé voir des personnages secondaires moins typés et une dernière partie « genre déjeuner convivial au Portugal » moins convenue et moins optimiste! Mais toute la salle a ri de bon cœur et cette réaction m'a rappelé un peu l'ambiance joyeuse des projections des Visiteurs.... ( le ressort comique est le même puisqu'il s'agit d'opposer deux mondes que tout sépare mais ici la dimension sociale et critique est plus marquée puisque ces deux mondes  vivent sous le même toit  mais pas à armes égales)

jeudi, avril 25, 2013

Le Temps de l'aventure


Le réalisateur Jérôme Bonnell nous avait déjà parlé en mode doux-amer et avec sensibilité du temps qui passe, des instants fugitifs qu'il nous faut savoir capter puis garder à jamais dans j'attends quelqu'un. Ici encore l'alchimie avec ses deux acteurs Emmanuelle Devos (que j'ai appréciée une fois n'est pas coutume! ) et Gabriel Byrne dont j'ai découvert le sombre charme irlandais , fonctionne parfaitement.
Mais j'ai regretté qu'il faille que cette jeune femme soit perturbée hormonalement et psychologiquement ( la révélation qu'elle attend un enfant) pour semble-t-il excuser et expliquer son coup de folie. Son manque de confiance en elle, ses déceptions et ses désagréments du quotidien auraient suffi à comprendre pourquoi son regard sait capter l'infinie tristesse qui se dégage d'un homme qui doit tourner définitivement le dos à un passé désormais révolu celui de ses amours, de sa jeunesse et qu'elle ait envie de rencontrer quelqu'un qu'elle sent réellement en harmonie avec ses propres interrogations et sur lesquelles son compagnon s'étonne toujours de la voir s'appesantir « tu ferais mieux de dormir lui dit-il ».
La connivence s'établira donc forcément entre ces deux êtres et on la vit vraiment avec eux à leur rythme (avec aussi comme eux la sensation du temps qui s'écoule parfois trop vite ou qui au contraire laisse aux instants présents  le moyen de s'imprimer pour toujours );  on compatit vraiment  à la souffrance de Douglas qui part meurtri et très seul. Alix, elle, a choisi et est prête pour l'avenir: le fossé se creuse entre eux au départ du train...Quel romantisme! Dommage que la musique plombe la délicatesse du sujet!

vendredi, avril 12, 2013

Effets secondaires


Comment ne pas se précipiter lorsqu'un nouveau Soderbergh est à l'affiche? Celui-ci est brillant à mi-chemin entre intimisme comme dans Sex, Mensonges et Vidéo ( trois ingrédients toujours très importants dans cet univers de la psychiatrie) et thriller psychologique et médiatique ( quand apparaît Catherine Zeta-Jones on se doute qu'il y aura manipulations....) après la fausse piste du pamphlet anti-industrie pharmaceutique.... Nous sommes nous aussi manipulés avec art et pour notre plus grand plaisir  avec Jude Law en prime!

Amour et Turbulences


Tous les ingrédients de la comédie sentimentale à l'américaine semblent réunis mais il manque le brio ou un peu d'originalité à ces amants passagers du vol New York Paris.
Si Ludivine Sagnier est parfaite, je reproche à Nicolas Bedos d'être une ènième version du mufle séducteur finalement pris à son propre jeu; il m'apparaît comme un hybride de Jean Dujardin et Romain Duris. Donc pas de réelle découverte dans cette classe Business décidément très à l'honneur au cinéma ce mois-ci!

mercredi, avril 03, 2013

Quartet


Ce film reprend le thème d'Indian Palace sur l'art d' assumer à la fois les épreuves de la vieillesse et le poids des regrets, des amours déçues et de la vie dans une communauté de retraités. Son réalisateur a su trouver le ton juste puisqu'il s'agit de Dustin Hoffmann qui passe pour la première fois derrière la caméra à l'age de 75 ans, celui de ses pensionnaires qui ont tous en commun l'art lyrique!
Maggie Smith y règne en diva et nous régale comme toujours (cf Downton Abbey) de ses répliques cinglantes et de son aura face à une distribution 100% britannique et 100% pertinente. Quel beau moment que ce générique de fin lorsque chaque résident de cette maison de retraite est visionné avec en parallèle son cartouche et celui d'un album ou d'une affiche où il avait brillé particulièrement.
C'est un film plein d'émotions et (trop) plein d'optimisme où la musique joue son rôle de médiateur et de lien fort et audible. 

Mystery


Ce drame se déroule dans la ville nouvelle de Wuhan et son réalisateur chinois Lou Ye dont le dernier film Love and bruises se situait à Paris car il était interdit de tournage dans son pays, privilégie à nouveau les scènes intimistes pour nous faire partager le désarroi d'hommes et de femmes trop violemment dépossédés de leurs valeurs traditionnelles. Le déroulement de l'action est chaotique pour mieux nous faire ressentir cette perte de repères sans doute; mais cette difficulté à nous situer dans le temps avec les bons personnages ( le policier qui mène l'enquête ressemble comme un frère au mari qui mène de front trois histoires d'amour..) nuit gravement à la concentration sur les thèmes du réalisateur.