Si l'on cherche à décrypter les
génies, celui-ci paraît bien atypique, aimant par dessus tout sa
famille et la médecine, l'écriture n'étant qu'un moyen de
subsistance ( Tchekov
serait-il un contre-exemple de l'ego démesuré nécessaire à toute
création?). La seule scène où l'auteur s'affirme un peu est la
répétition de sa Mouette.La réalisation m'a paru fade
elle aussi, les scènes de Sakkharine ont été tournées en Norvège
et la datcha est une propriété du Limousin....Et Nicolas Giraud,
lisse, propret n'évoque en rien un être passionné....
vendredi, avril 10, 2015
Les Châteaux de sable

Une petite comédie dramatique et/ou
sentimentale à la française, sur un sujet pas très original:faire
son deuil de son père sans faire celui de son ex, ce film ne brille
donc pas par son originalité.
Ce sont les Côtes d'Armor qui m'ont
attirée et ne m'ont une fois encore pas déçue ( c'est vraiment
le meilleur de la Bretagne) et en prime le jeune Yannick Renier n'est
pas désagréable à contempler non plus !
Lost River
Pour sa première réalisation, Ryan
Gosling signe un film noir, fantasmagorique et baroque, à la fois personnel et truffé
de références à ses précédents tournages.
Les références autobiographiques sont
évidentes ( et un peu gênantes) puisqu'il choisit pour interprète
du jeune héros son double et que les scènes de harcèlement
auxquelles est confrontée sa mère dans les fameux
« caissons » du film font référence au fait que sa mère dans sa vraie vie était jeune, belle et très convoitée....
Tout se passe de nuit dans des eaux troubles ( au propre comme au figuré) et les images expriment, plus que les dialogues, le paroxysme des émotions et la noirceur d'un univers en décomposition dans une Amérique en perdition....Avec une fin néanmoins optimiste et déroutante puisque toute la petite équipe part avec son Graal....
Tout cela est un peu trop calculé, numérisé et pour encourager Ryan Gosling à retourner sur les plateaux en tant qu'acteur génial, je ne mets qu'une seule grenouille....
Tout se passe de nuit dans des eaux troubles ( au propre comme au figuré) et les images expriment, plus que les dialogues, le paroxysme des émotions et la noirceur d'un univers en décomposition dans une Amérique en perdition....Avec une fin néanmoins optimiste et déroutante puisque toute la petite équipe part avec son Graal....
Tout cela est un peu trop calculé, numérisé et pour encourager Ryan Gosling à retourner sur les plateaux en tant qu'acteur génial, je ne mets qu'une seule grenouille....
lundi, avril 06, 2015
Birdman

Incontournable puisque ayant remporté 3 statuettes aux Oscars, j'ai quand même traîné un peu des pieds avant d'y aller et il m'a fallu une fois encore pour un film estampillé TTT sur Télérama lire l'article après sa vision pour le décrypter et comprendre toute sa portée culturelle. J'avais saisi bien sûr l'amertume du réalisateur vis à vis de la critique new-yorkaise et c'est le seul moment où l'acidité des dialogues fait oublier le côté pesant du mal-être général de tous les personnages très bien rendu ( à la façon du grand John Cassavetes toujours dixit la critique de la Presse.)La mise en scène est remarquable certes mais l'atmosphère est très dérangeante (en particulier celle de la loge du comédien has been) et le thème a été bien souvent traité (ce monde du cinéma aime à se mettre en scène) et le tournage quasiment en circuit fermé lui aussi dans le dédale des coulisses d'un théâtre lors de répétitions m'a semblé peu original ( malgré l'Oscar du scénario!).
samedi, avril 04, 2015
Le Journal d'une femme de chambre

Le
doux visage de Lea Seydoux ( néanmoins insolente et piquante fort
heureusement), et la reconstitution historique fidèle mettent une
certaine distance avec la violence scandaleuse de l'œuvre d'Octave
Mirbeau qui dépeint au vitriol la société de son temps (1900)...
Benoit Jacquot s'est approprié avec talent ce journal et nous invite
donc à un voyage dans un temps hideux et révolu (en France). C'est
un beau film classique et abouti.Un Homme idéal

Patricia
Highsmith est une auteure maitre en thriller et les deux versions
cinématographiques de son Mr Ripley (Plein Soleil et
Le Talentueux Mr Ripleyl)
ont permis en donnant deux approches complètement différentes de
son personnage d'illustrer la richesse de son écriture. Le début du film me laissait espérer découvrir une version nouvelle et différente autour d'un jeune ayant le talent de Ripley car beaucoup de faits et de personnages renvoient à ce roman. Mais ni le physique du personnage incarné par Pierre Niney, ni le psychisme du jeune auteur en mal d'inspiration mais éperdûment amoureux ne cadrent avec l’œuvre de cette auteure ; il ne reste plus alors qu'une histoire peu crédible . Matt Damon avait su avec un brio extraordinaire nous rendre plausible son aptitude à la fois physique et psychologique à changer d'identité et à se débarrasser seul du cadavre d'un témoin gênant - les deux personnages de Stanislas et de Freddie sont quasi du copier-coller .
Déception donc mais cette attente n'était peut-être pas du tout en rapport avec le thème que souhaitait traiter le réalisateur, alors que les spectateurs l'ont relié avec The Words qui parlait aussi d'une appropriation d'identité, bien littéraire cette fois, mais que je n'ai pas vu .
Indian Palace- Suite Royale
Cette
fois la suite (moins royale que je ne l'espérais) du Marigold Hotel , surfe complètement sur
la romance, virant à la guimauve intégrale ou presque si l'on exclut
le personnage de Maggy Smith à qui on ne peut guère imaginer de
faire jouer un personnage optimiste ou débordant de bons sentiments. Même la très digne Judi Dench sombre elle aussi dans
l'eau de rose et arrive à y entraîner la très pragmatique
Pénélope Wilton (connue pour son rôle d' Isabel dans Downton
Abbey).Si au début de bonnes répliques fusent grâce au décalage dans le duo Sonny (le jeune indien) et Mrs Donnelly (Maggy Smith), très vite le scénario se « lâche » complètement dans un style « conte de fées, ( étape marquée par l'arrivée de Richard Gere sur les lieux bien sûr) donnant libre cours à la fin à une comédie romantique et musicale américaine tendance bollywood (avec de belles images).
Un divertissement donc, réservé aux seules vieilles midinettes aimant l'Inde et le style british, pour les autres préférez voir le premier opus en DVD...
Suite Française

Tourné en Belgique par un britannique,
ce film est adapté du best-seller écrit par Irène Nemirovski, écrivain contemporaine de cette période du début de l'occupation nazie en
France. En adoptant un point de vue exclusivement féminin, il permet une approche plus originale d'un sujet qui l'est moins.Dans ce drame cornélien, on est tout d'abord frappé par le ton acerbe et la critique mordante vis à vis de la société de cette France rurale. C'est ensuite le romantisme et l'engagement qui suscitent l'émotion, changeant le regard sur les faits et les personnes,en particulier le magnifique personnage interprété avec brio comme toujours par Kristin Scott Thomas, mais aussi pour le Vicomte (Lambert Wilson ) et son épouse. Matthias Schonaerts est magistral lui aussi (il avait déjà montré qu'il pouvait tirer un film vers la haut récemment dans Quand vient la nuit).
lundi, mars 16, 2015
Inherent Vice
Raté ! Je n'ai guère perçu dans le film plus que l'univers psychédélique déja suggéré par l'affiche J'ai été obligée de
lire la critique de Télérama pour comprendre quel était le vice en
question (l'argent); à première vue ce serait plutôt la drogue!J'ai trouvé le tout ennuyeux et long (allusions du réalisateur au Grand Sommeil sans doute)et même
Joaquim Phoenix ne m'a pas impressionnée cette fois.Le Dernier coup de marteau

Plus question de manquer une occasion
de voir jouer Gregory Gadebois (que je n'ai pas vu dans Angèle et Tony
le premier film de cette réalisatrice qui réunissait le même
couple avec Clothilde Hesme), surtout s'il interprète un chef
d'orchestre répétant la 6ème symphonie de Mahler ! Et ce
dernier coup de marteau fait référence à ces trois coups imaginés
par le compositeur comme une prémonition des malheurs qui allaient
le frapper. Beaucoup d'attente donc sur ce film mais ce « mélodrame
optimiste » reste un peu mou malgré de très belle scènes de
groupe ( matchs de foot sur le terrain ou à la télé : on a
affaire à une pro puisque Alix Delaporte avait réalisé un
documentaire sur Zidane). Le portrait subtil d'un jeune adolescent
interprété magnifiquement par Romain Paul emporte cependant
l'adhésion totale à ce film.vendredi, mars 06, 2015
Tokyo fiancée

C'est une adaptation du livre Ni
d' Eve, ni d' Adam dans
lequel Amélie Nothomb raconte sa propre expérience
d'immersion au Japon sur un mode beaucoup plus léger que dans
Stupeurs et Tremblements tout en s'y référant quand elle
décrit cette période extrêmement difficile où elle fait des
premiers pas d'employée d'une entreprise japonaise .Cette approche d'un monde si différent de notre Europe aurait pu donner à ce film une une
dimension ethnographique. Les images sont très belles mais cela
reste un peu trop anecdotique en dépit de la grâce de Pauline
Etienne....L'Art de la Fugue

Un joli titre pour une comédie à la
française réussie (un peu vaine disent ses détracteurs) qui décline les thèmes classiques du genre : remords, regrets, fuite en avant , passivité, petits
arrangements avec soi-même...Et le casting nous offre le plaisir
de revoir des acteurs et actrices qui ne tournent plus beaucoup.
Bruno Putzulu est tout en délicatesse; Marie-Christine Barrault et
Guy Marchand interprètent un vieux couple et il y a même aussi
une apparition d'Irène Jacob ( j'utilise ce terme car elle dégage
un côté un peu irréel, magique comme dans le spectacle qu'elle
vient d'interpréter au Théâtre du Ranelagh). Agnès Jaoui retrouve Benjamin Biolay comme dans Au bout du conte. Mais pourquoi Laurent Laffitte est-il incontournable en ce moment dans le paysage culturel français ? Il paraît trop grand, trop domestiqué, trop équilibré pour le rôle d'un homme déstabilisé en recherche d'un avenir. Kingsman; Services Secrets

C'est une comédie déjantée qui
revisite le film d'espionnage avec humour : Colin Firth joue les James Bond
et sa jeune recrue Taron Egerton a des airs de Matt Damon (son petit
carlin ne s'appelle-t-il pas J.B. !) Souhaitons- lui le même
talent et la même facilité à entrer dans la peau de ses futurs
personnages comme ici puisqu'il réussità devenir un vrai « Kinsgsman ».
Les films du réalisateur Matthew Vaughn n'étaient pas avasamedi, février 14, 2015
Felix et Keira

Subtilité,
délicatesse et surtout une fin ambiguë (inévitable pour rester
dans la logique de cette romance originale), une belle
réussite pour ce réalisateur canadien (Maxime Giroux ) qui nous
plonge au cœur d'une communauté juive hassidique (Woody Allen dans
le film de son ami John Torturo nous avait un peu initié à certains
de leurs rites dans la comédie Apprenti
Gigolo).Snow therapy

Ce film de Ruben
Östlund représentera la Suède aux Oscars 2015.Après un tour
au Festival
de Cannes 2014 où
il remporta le Prix
du Jury « Un certain regard »,
le film a été projeté il y a quelques jours au Festival
des Arcs,
son principal lieu de tournage avec La Plagne (dans le domaine
skiable Paradiski). Mais est-ce bien le paradis ? Je me suis
réjouie de voir le film à Paris et non pendant des vacances de
neige.... Car c'est bien la montagne à la fois effrayante (guerrière dit même un critique avec ses canons à neige, ses engins d'entretien des pistes, la dynamite pour déclencher les avalanches, les bruits inquiétants des remontées mécaniques) et hostile (le froid, le brouillard alternant avec une lumière aveuglante) qui est au centre du film. Ce côté angoissant est encore accentué au retour des pistes par une description très méthodique (excessivement prosaïque dans la salle de bains ) dans un hébergement luxueux de type « cellule familiale » propice aux affrontements et où les vacances ne sont guère synonymes d'épanouissement personnel.
Le
tout est un film froid (bien sûr), qui se veut une réflexion sur la
place de l'homme dans la cellule familiale (au figuré cette fois) et
dont la lenteur incite à rester de glace en spectateur immobile
(même si c'est beau et on ressent vraiment sous ses pieds-non sous
les skis- le crissement de la neige particulièrement dans la
poudreuse, lors du premier virage face à l'immensité on s'y
croirait!)
vendredi, février 06, 2015
Imitation game

Une équipe d'acteurs et une atmosphère
british pur jus pour cette histoire vraie mais un final très
(trop) caractéristique du biopic américain (dommage) puisqu'il
s'agit du premier film d'un réalisateur formé aux Etats-Unis, ce
film est néanmoins passionnant.
Il est interprété avec justesse et mordant
( on se demande ce que le pauvre « Tom Branson »-Allen Leech de Downton Abbey- fait parmi ces génies jusqu'à ce
qu'on nous donne la clé!). Le rôle du mathématicien
génial, tourmenté et asocial Alan Turing ( selon sa biographie
écrite par Andrew Hodges) est tenu à la perfection par Benedict Cumberbatch et lui vaudra peut être un Oscar. Quant à la charmante Kneira Knightley qui apporte une note souriante,si elle n'a
pas le physique de l'emploi c'est sans doute pour mieux souligner la
maxime favorite du scénario- martelée à l' américaine - « on peut s'attendre à beaucoup
de la part de ceux dont on n'attend rien » .
Phoenix
Après son magnifique Barbara, le
réalisateur allemand Christian Petzold nous gratifie d'un autre
opus tout aussi réussi sur les blessures de l'Allemagne vécues à
travers le parcours d'une femme. Cette fois l'action se situe à
Berlin dans l'immédiat après guerre et le couple fétiche du
réalisateur Nina Hoss et Ronald Zeerfeld interprèteavec une grande
justesse un couple que la guerre a séparé :la retenue et
l'infinie douleur de Nelly et l' inconscience et la lâcheté de
Johnny. C'est bouleversant et magnifique.
Listen up Philip

Un film dont on ne retient rien sinon
que son personnage principal est bien antipathique et conforte l'idée
que la création artistique va de pair avec narcissisme et
incompréhension des proches (pas vraiment une révélation !) .
Un film si verbeux et ennuyeux que
l'adresse de la mise en scène vantée par la critique en est
oubliée !
jeudi, janvier 22, 2015
Disparue en hiver

L'interprétation impeccable de Kad Mehrad d'un ex-policier solitaire, dépressif mais néanmoins pugnace (selon la bonne tradition du cinéma) ne sauve pas ce polar dramatique, filandreux et glauquissime. Voila un film qui ne va pas nous réconcilier avec l'hiver (particulièrement en Belgique et au Luxembourg où il a été tourné).
mardi, janvier 20, 2015
Les Nouveaux Sauvages

On avait un peu oublié les films à sketchs et le titre de celui-ci tout comme sa forme emprunte beaucoup à la comédie italienne des années 70 (Les Nouveaux Monstres en 1978).Cette forme m'a parue exigeante pour le spectateur qui au début cherche le fil conducteur et à la fin essaye de hiérarchiser les différentes séquences. Dès la seconde, la violence s'impose ( et devient quasi intolérable dans la troisième).Avec La Bombita, le physique rassurant de Ricardo Darin (rôle principal de Dans ses yeux) nous montre que le "pétage de plomb" peut faire basculer tout un chacun; c'est en cela qu'elle peut être la plus inquiétante; mais le réalisateur argentin préfère nous laisser sur un épilogue à nouveau optimiste (car étonnamment la fin de La Bombita est décalée, joyeuse) avec un mariage délirant genre farce italienne...
Un film atypique, auquel je n'ai pas vraiment adhéré.
Les Souvenirs
Jean-Pierre Rouve, le réalisateur a été largement salué pour sa délicatesse dans cette adaptation du roman de David Faetkinos. C'est vrai que cela aurait pu être pire dans le genre "partage intergénérationnel de bons sentiments et de grandes déclarations ". Pourtant un nombre certain de scènes glauques (et réalistes bien sûr) nous sont infligées! En revanche, le petit fils parfait que les études ne semblent pas trop accaparer semble appartenir à une autre planète.Mais c'est surtout avec son choix des acteurs qu'il fait un sans fautes; Annie Cordy, impeccable, et un couple convaincant avec Michel Blanc qui retrouve son ton de prédilection des Petites Zones de Turbulence face à Chantal Lauby qui cette fois est le maillon dynamique contrairement à son rôle de mère dépassée par Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu.
Wild

Le réalisateur canadien de Dallas
buyer's club, Jean-Marc Vallée déçoit car ce chemin de
rédemption tiré de l'histoire vraie de Cheryl Strayed se vit
presque comme un chemin de croix non seulement pour elle mais aussi
pour les spectateurs (115mn); on va découvrir sa vie et on
s'en fiche un peu : ne pouvant moi-même imaginer de parcourir
le PCT (Pacific Crest Trail) , j'allais au cinéma pour les images
(on voit bien un peu du désert Mojave et de l'Oregon mais ces
paysages nous sont livrés au compte-goutte presque de façon
anecdotique car il faut rester dans le mélo).
Heureusement l’héroïne est très
bien interprétée par Reese Witherspoon qui reste agréable à
regarder même sans soins corporels !
jeudi, janvier 15, 2015
Exodus: Gods and Kings
Après le catéchisme et Cecil B DeMille, Moise était un personnage me semblait-il qui valait bien un
nouveau film à grand spectacle à l'heure des effets numériques .
Et le film commence plutôt bien avec
les scènes familiales dans le somptueux palais égyptien et les
scènes de bravoure épiques et grandioses d'un combat contre les
Hittites où Moise apparaît là en héros. Mais après les adieux à
la mère d'adoption (Hiam Abbass toujours poignante) et la survie au
désert (beaux paysages), le réalisateur Ridley Scott tombe dans
tous les travers de la superproduction hollywoodienne : le coté
gnan gnan des scènes bucoliques de la vie de bon père et de bon
époux de Moise sur le mode intimiste ( avec une belle scène de
genre qui pourrait être réutilisée pour illustrer le catéchisme
version Nouveau Testament cette fois pour la Samaritaine au puits-
probablement tournée au Maroc....) puis les dix fléaux où les
spécialistes de l'image numérique ne comptent pas leurs efforts
pour nous montrer ces plaies et les grands chantiers engagés par
Ramsès II, puis la poursuite infernale des chars (pas de
superproduction sans poursuite) et enfin la Mer Rouge qui s'écarte pour
laisser passer les Hébreux et là étonnamment ce n'est pas si
spectaculaire que dans mon souvenir du cinémascope ! Quant au
personnage de Moise, s'il apparaît bien comme un guerrier susceptible de
préparer les hommes au combat durant la fuite, il ne s'illustre jamais comme leader charismatique; ce sont plutôt ses doutes que ce
scénario choisit de montrer ( pas convaincu du choix de la bonne
route), et ce ne sera donc même pas une bonne leçon pour les
enfants du catéchisme ….. Décevant et (un peu) inutile( surtout pour ceux qui allaient au cinéma en 1956!)Une Heure de tranquillité
Cette pièce de théâtre filmée
aurait pu être de la même verve que le Père Noël est une
ordure ; c' est une farce et l'accumulation des effets comiques
ne nuit pas à mon avis mais dommage que la troupe du Splendid n'ait
plus l'age (ou l'envie) de prendre les rôles clés : Jugnot en
meilleur ami, Josiane Balasko à nouveau dans l'ascenseur et
Michel Blanc en voisin bien sûr....
Mais qui auraient pu jouer les deux
amies : la femme et la maîtresse ?... C'est là que
l'écriture de Florian Zeller et le pessimisme de Patrice Leconte ont
transformé la comédie en« réflexion sociétale » :
Carole Bouquet est une actrice parfaite et elle incarne trop bien la
femme dépressive mais elle n'est pas du même monde que les
précédents comédiens cités et elle apporte une note vraiment
triste, quant à Valérie Bonneton, trop marquée par la série à la
mode fais pas ci, fais pas ça, elle
fait cavalier seul.....
Quant
à la fin très morale, elle n'aurait pu faire partie de leur
répertoire : ce sont des images déchirantes et dérangeantes (
le regard de la petite asiatique qui reste sur sa chaise, la solitude
du vieillard). Le mélange des genres ne fait pas recette auprès du
public ou des critiques !
Mais pour cette heure (et 20mn) de divertissement sans grossièretés, je surcote un peu
avec 2 grenouilles!
Whiplash
On ne regardera plus
jamais un batteur d'un œil détaché ; bien sûr dans les
groupes rock leur nom est aussi connu que celui du chanteur, mais hier
à un concert classique le batteur a même été lui aussi applaudi
très chaleureusement.
Car ce film est
fascinant pour nous montrer avec des images particulièrement
soignées le travail nécessaire pour arriver à l'excellence et être
dans le fameux tempo !
Mais comme tout bon
film américain, et celui-ci en fait partie, il y a aussi une problématique bien traitée sur la relation maître- élève ;
jusqu'où le mentor peut-il imposer son ascendant ( ici il dépasse
les limites bien sûr puisque violence et perversité font partie du
package de la formation, un bon film américain ne peut aller quand
même jusqu'à nous proposer l'ambiguité). Un artiste doit-il
s'isoler et se contraindre jusqu'à la douleur physique et morale
pour se dépasser et donner le meilleur de son art ? (un génie
ne se posera pas la question, il vivra nécessairement en égoiste ou
en exclu...).
A la fois drame et
musical (du jazz classique), interprété par un duo d'acteurs
excellents dont J.K ; Simmons que l'on connaissait de vue (dans
les films du réalisateur Jason Reitman en particulier) et le jeune
Miles Teller qui va beaucoup tourné cette année, ce film est le
must de ce début d'année!
vendredi, janvier 09, 2015
Valentin, Valentin

Inconsistant malgré un casting d'enfer
(pour les seconds rôles car Vincent Rottiers est bien falot en
gentil bobo de 30 ans alors qu'il avait été remarquable en garçon
buté de Avant l'aube). Ce film est un ratage complet et le
seul moment réussi c'est la convivialité de l'appart des 3 colocs
qui rappelle le Grand Appartement.... L'histoire de la
mystérieuse chinoise rencontrée à Singapour retrouvée en esclave
chez des producteurs de cannabis m'est restée complètement absconse
…A Most violent year
Un vrai thriller d'ambiance new yorkais
avec des photos hivernales sublimes !
Et des scènes savoureuses, dans un
petit salon de coiffure ringard par exemple (et pourtant on est en
1981 ce n'est pas l'antiquité ! ) Et puis la sulfureuse et
appétissante comptable interprétée par Jessica Chassain dont on
sait qu'elle va nous surprendre mais on ne sait pas comment ni quand.
Et son mari (Oscar Isaac), au cœur du suspense énigmatique trop
parfait pour être honnête dont on ne sait trop que penser....Un
film brillant et séduisant !
Inscription à :
Articles (Atom)



