lundi, juin 10, 2013

L'Attentat

Tiré du roman de Yasmina Khadra, ce film est réalisé par un libanais Ziad Doueiri. C'est un drame ayant pour thème l'extrémisme dans le conflit israélopalestinien . Sur ce sujet brulant et dérangeant, le réalisateur construit un film intelligent et qui se veut objectif. Le mode intimiste de la narration porté par son acteur principal Ali Suliman évite tout manichéisme. Mais le propos est si nuancé que nous en oublions l'empathie pour les personnages qui nous apparaissent un peu "théoriques".
.

samedi, mai 18, 2013

Gatsby le Magnifique




Un écrin fabuleux! C'est ce que l'on retiendra de ce film qui nous permet de vivre l'ambiance années folles comme si on y était. La dimension 3D nous plonge au cœur de ces fêtes dont on ressort nous aussi exténués d'avoir trop dansé et trop bu...
Pour le reste... c'est le désert absolu; je ne me suis pas réconciliée avec Léonardo de Caprio qui me paraît inexpressif plutôt que mystérieux et romantique. Les interprètes féminines sont plus fines mais de toute façon la voix du narrateur qui inflige une distance entre le spectateur et le déroulement de l'action nous met hors d'état de nous émouvoir ou de nous attacher au drame censé se dérouler 
.

Sous Surveillance


Robert Redford nous parle du bon vieux temps où toute l'Amérique dénonçait la guerre du Vietnam. Normal à son age de parler du passé et de ressortir des « vieilleries » ( j'emploie à dessein ce terme utilisé par un spectateur derrière moi à propos de Julia Christie dont il ne connaissait pas le nom...)
Mais c'est vrai que cette traque malgré tout le savoir faire de cet acteur passé plusieurs fois derrière la caméra et qui veut nous parler d'idéal et d'engagement, a quelque chose d'un peu dépassé et son intérêt s'en trouve quelque peu pâli....Et puis j'aurais préféré ne pas voir ce merveilleux acteur vieilli lui aussi. Et pour la relève le casting ne nous a pas gatés!

Le Passé


Après Une Séparation le réalisateur iranien Asghar Fahradi nous livre un nouvel opus magnifique d'un drame familial où une fois encore le spectateur est partie prenante.
Les dialogues, le ton, les images tout sonne juste comme ces décors où l'enchevêtrement des objets hétéroclites dans un fouillis à la fois familier et oppressant ( tous ces murs en cours de réfection, ces portes défaites de leurs gonds affichant la volonté de ses occupants de refaire leur intérieur comme leur vie ) marque bien la confusion des sentiments de tous les personnages de ce thriller dramatique.
Les acteurs sont tous remarquables ( même les plus jeunes) et l'interprète d'Ahmar,  Ali Mosaffa, figure centrale vole presque la vedette à Bérénice Béjo (pourtant très convaincante en victime responsable) et surtout à Tahar Rahim que l'on ne voit s'exprimer pleinement qu'à la fin.
C'est bien de responsabilité que l'on débat ici; la part prise par chacun s'avérera partagée mais leur ressenti individuel est accablant....


Mud- Sur les rives du Mississipi


C'est un film fait de sensibilité et d'observation autour d'un jeune pré adolescent que l'on regarde grandir.... Un sujet original dans un décor qui ne l'est pas moins et dont le réalisme des images nous fait ressentir la sueur qui colle à la peau, la rugosité des cordages et des objets rouillés et l'odeur du poisson...tout en gardant un lyrisme  proche de Take shelter le précédent film du réalisateur.
Les rapports adultes enfants sont eux aussi d'un réalisme presque inquiétants et ce dialogue quasi impossible entre eux, entraine inéluctablement la solitude et le besoin d'évasion .
Le sourire enjôleur de Matthew McConaughey nous permet à nous aussi d'encaisser ces tristes réalités d'autant plus que le Mississipi c'est loin comme si on nous racontait un conte qui on le sait d'avance se terminera bien malgré tous les déboires qu'en subiront les héros.

lundi, mai 06, 2013

Promised land


Toutes les recettes du bon film américain défendant une (bonne) cause sont bien mises en place: un anti-héros impeccable ( formidable Matt Damon), un rebondissement inattendu, des seconds rôles très présents , des propos mesurés et intelligents de la part des deux camps et des paysages insolites d'une Amérique profonde un peu méconnue...Mais au final rien de saisissant ou de spectaculaire malgré une réalisation signée Gus Van Sant; peut-être est-ce ce désenchantement qui colle à la peau des personnages qui nous gagne nous aussi?

lundi, avril 29, 2013

Mariage à l'anglaise


Aucun charme pour cette comédie anglaise proche du zéro absolu, la jolie Rose Byrne exceptée; les plaisanteries grasses du garçon d'honneur font écho à d'autres scènes triviales et n'ont rien de l'humour britannique . Quant au scénario il se résume au titre original (I give it a year). Moi je n'avais rien vu venir je trouvais le couple charmant dans un mariage classique au ciné et je ne pensais pas que le bel américain séduirait vraiment la jolie Nat et que son mari était toujours amoureux de son ex....Mais est-ce un rebondissement suffisant pour faire un film d'autant que les scènes avec l'entourage et les gags sont vraiment éculés!

L'Ecume des jours


Michel Gondry a certainement vibré à la lecture du livre de Boris Vian et les ondes sont passées entre eux à n'en pas douter par l'extraordinaire inventivité de cette reconstitution de l'univers surréaliste et poétique de cet auteur. Les images sont toutes étonnantes, fantastiques, romantiques ou magnifiques, tant et si bien que c'est écrasant pour la spectatrice moyenne que je représente. D'autant plus que les interprètes ne nous emmènent guère dans ce trip à l'exception d'Omar Sy vraiment bluffant ainsi que de Aissa maiga (Alise) attachante . Mais à leurs cotés Romain Duris apparaît comme un freluquet un peu étriqué et dépassé par son environnement, quant à Audrey Tautou elle ne donne aucun relief à son rôle quant à Gad Elmaleh il semble carrément s'être trompé de lieu de tournage....

samedi, avril 27, 2013

Perfect mothers


Ce paradis australien semble propice au désir et au plaisir charnel surtout lorsque les femmes sont belles et les jeunes gens des surfeurs irrésistibles. Cette histoire de double inceste apparaît donc presque naturelle d'autant plus qu'on est entre adultes consentants et que Anne Fontaine sait parler et montrer ces « choses là ».
Ce film est donc tout à fait réussi malgré une mise en place du décor un peu lente; mais l'amour et la connivence crèvent l'écran pour le couple dramatique de Roz (Robin Wright, qui arrive à supplanter Naomi Watts par son role plus nuancé et dont le physique n'a rien à lui envier pour une actrice de 47 ans!)  ) et Ian (Xavier Samuel , acteur australien qui sera présent dans Twilight 3).
La fin est comme je les aime : laissée à l'appréciation du spectateur... et je vais m'empresser de lire la nouvelle de Doris Lessing dont est tiré ce scénario: the Gran Mothers!

La Cage dorée


Quand le cliché devient gag, que les personnages principaux sont crédibles et bien interprétés et les dialogues vifs et drôles alors une comédie est réussie.
C'est le cas de ces dames du VIème version portugaise (donc  à la loge et non  à l'étage des chambres de bonnes) mais ici on peut en rire et sans arrière pensée coupable puisque le scénariste est portugais et sait détourner les a priori en dérision à la manière des comédies juives.
Pour une réussite plus totale on aurait aimé voir des personnages secondaires moins typés et une dernière partie « genre déjeuner convivial au Portugal » moins convenue et moins optimiste! Mais toute la salle a ri de bon cœur et cette réaction m'a rappelé un peu l'ambiance joyeuse des projections des Visiteurs.... ( le ressort comique est le même puisqu'il s'agit d'opposer deux mondes que tout sépare mais ici la dimension sociale et critique est plus marquée puisque ces deux mondes  vivent sous le même toit  mais pas à armes égales)

jeudi, avril 25, 2013

Le Temps de l'aventure


Le réalisateur Jérôme Bonnell nous avait déjà parlé en mode doux-amer et avec sensibilité du temps qui passe, des instants fugitifs qu'il nous faut savoir capter puis garder à jamais dans j'attends quelqu'un. Ici encore l'alchimie avec ses deux acteurs Emmanuelle Devos (que j'ai appréciée une fois n'est pas coutume! ) et Gabriel Byrne dont j'ai découvert le sombre charme irlandais , fonctionne parfaitement.
Mais j'ai regretté qu'il faille que cette jeune femme soit perturbée hormonalement et psychologiquement ( la révélation qu'elle attend un enfant) pour semble-t-il excuser et expliquer son coup de folie. Son manque de confiance en elle, ses déceptions et ses désagréments du quotidien auraient suffi à comprendre pourquoi son regard sait capter l'infinie tristesse qui se dégage d'un homme qui doit tourner définitivement le dos à un passé désormais révolu celui de ses amours, de sa jeunesse et qu'elle ait envie de rencontrer quelqu'un qu'elle sent réellement en harmonie avec ses propres interrogations et sur lesquelles son compagnon s'étonne toujours de la voir s'appesantir « tu ferais mieux de dormir lui dit-il ».
La connivence s'établira donc forcément entre ces deux êtres et on la vit vraiment avec eux à leur rythme (avec aussi comme eux la sensation du temps qui s'écoule parfois trop vite ou qui au contraire laisse aux instants présents  le moyen de s'imprimer pour toujours );  on compatit vraiment  à la souffrance de Douglas qui part meurtri et très seul. Alix, elle, a choisi et est prête pour l'avenir: le fossé se creuse entre eux au départ du train...Quel romantisme! Dommage que la musique plombe la délicatesse du sujet!

vendredi, avril 12, 2013

Effets secondaires


Comment ne pas se précipiter lorsqu'un nouveau Soderbergh est à l'affiche? Celui-ci est brillant à mi-chemin entre intimisme comme dans Sex, Mensonges et Vidéo ( trois ingrédients toujours très importants dans cet univers de la psychiatrie) et thriller psychologique et médiatique ( quand apparaît Catherine Zeta-Jones on se doute qu'il y aura manipulations....) après la fausse piste du pamphlet anti-industrie pharmaceutique.... Nous sommes nous aussi manipulés avec art et pour notre plus grand plaisir  avec Jude Law en prime!

Amour et Turbulences


Tous les ingrédients de la comédie sentimentale à l'américaine semblent réunis mais il manque le brio ou un peu d'originalité à ces amants passagers du vol New York Paris.
Si Ludivine Sagnier est parfaite, je reproche à Nicolas Bedos d'être une ènième version du mufle séducteur finalement pris à son propre jeu; il m'apparaît comme un hybride de Jean Dujardin et Romain Duris. Donc pas de réelle découverte dans cette classe Business décidément très à l'honneur au cinéma ce mois-ci!

mercredi, avril 03, 2013

Quartet


Ce film reprend le thème d'Indian Palace sur l'art d' assumer à la fois les épreuves de la vieillesse et le poids des regrets, des amours déçues et de la vie dans une communauté de retraités. Son réalisateur a su trouver le ton juste puisqu'il s'agit de Dustin Hoffmann qui passe pour la première fois derrière la caméra à l'age de 75 ans, celui de ses pensionnaires qui ont tous en commun l'art lyrique!
Maggie Smith y règne en diva et nous régale comme toujours (cf Downton Abbey) de ses répliques cinglantes et de son aura face à une distribution 100% britannique et 100% pertinente. Quel beau moment que ce générique de fin lorsque chaque résident de cette maison de retraite est visionné avec en parallèle son cartouche et celui d'un album ou d'une affiche où il avait brillé particulièrement.
C'est un film plein d'émotions et (trop) plein d'optimisme où la musique joue son rôle de médiateur et de lien fort et audible. 

Mystery


Ce drame se déroule dans la ville nouvelle de Wuhan et son réalisateur chinois Lou Ye dont le dernier film Love and bruises se situait à Paris car il était interdit de tournage dans son pays, privilégie à nouveau les scènes intimistes pour nous faire partager le désarroi d'hommes et de femmes trop violemment dépossédés de leurs valeurs traditionnelles. Le déroulement de l'action est chaotique pour mieux nous faire ressentir cette perte de repères sans doute; mais cette difficulté à nous situer dans le temps avec les bons personnages ( le policier qui mène l'enquête ressemble comme un frère au mari qui mène de front trois histoires d'amour..) nuit gravement à la concentration sur les thèmes du réalisateur.

dimanche, mars 31, 2013

Les Amants passagers


Almodovar se défoule semble-t-il de son désenchantement face à la situation critique de l'Espagne. Sa façon à lui de s'indigner est le rire et la mise scène burlesque et déjantée. C'est drôle certes mais extrêmement cru et osé. Je n'avais pas vu et entendu au cinéma des images et des propos aussi osés depuis les années 70! Dérangeant...

La religieuse


Je n'ai pas lu le livre qui était à l'index dans ma jeunesse et je n'avais pas vu la  précédente adaptation signée Jacques Rivette et censurée pendant un temps.
 C'est donc avec beaucoup d'intérêt que je me suis précipitée voir cette nouvelle réaisation
. La forme est sobre presque bressonnienne  et c'est un point positif. Mais le coté Sainte Thérèse de l'héroïne interprétée  par Pauline Etienne qui n'est pas très expressive et ne suscite pas l'empathie m' a gênée; sans doute aussi par ce que les formes de maltraitance des femmes étaient si fréquentes au 18ème siècle que ce destin contrarié n'est pas pire que celui de beaucoup d'autres....J'ai aussi regretté que la prestation d'Isabelle Huppert soit beaucoup moins marquante que dans le remarquable St Cyr où elle avait en charge des jeunes filles nobles et pauvres, un film qui m'avait davantage impressionnée.

The Place beyond the pines


C'est en film en deux parties et Ryan Gosling est vraiment  remarquable dans la première partie (face à unr Eva Mendes qui crève l'écran elle aussi). On y retrouve le rythme, la violence et  une atmosphère bien caractéristique des très bons thrillers américains tels que Drive ou ceux de James Gray. Bradley Cooper (vu récemment dans Happiness therapy) reprend  le role vedette dans la seconde partie qui paraît alors plus fade.

Sous le figuier


Gisèle Casadessus a 99 ans et sa sérénité, sa force de caractère et son talent illuminent effectivement ce film. Mais n'est-elle pas l'arbre (le figuier..) qui cache la foret?
Car pour ce qui est de l'aspect sociétal de ce scénario censé nous apprivoiser avec l'idée de la mort et de l'attendre dans un jardin entouré des êtres que l'on aime et auxquels on peut encore beaucoup apporter j'ose dire qu'il y a tromperie! Ce n'est que du cinéma (et cette fois cette expression est péjorative).

lundi, mars 18, 2013

Jappeloup


Mettre la barre très haut prend ici tout son sens et ces parcours d'obstacles sont vraiment impressionnants tant au sens propre qu'au sens figuré dans ce thriller sportif techniquement bien maitrisé. Mais la victoire nous apparaît finalement comme chèrement acquise à nous aussi tant le temps semble long!  

dimanche, mars 17, 2013

20 ans d'écart


Aimable comédie romantique à l'américaine avec mention spéciale à Pierre Niney dont le jeune talent éclate aussi bien au cinéma que sur les planches.

jeudi, mars 14, 2013

The Sessions


C'est un film particulièrement touchant (mais pas du tout lacrymal ) et ce dans tous les sens (!) du terme puisque par session il faut comprendre séance de thérapie sexuelle qui s'adresse ici à un homme lourdement handicapé (davantage encore que dans le Scaphandre et le Papillon) depuis son plus jeune age et qui n'a donc connu aucune relation sexuelle.... Le sujet était donc scabreux d'autant plus qu'il nous raconte une histoire vraie.
Mais l'intelligence des dialogues, l'humour et l'amour font de cet Intouchables américain une vraie réussite.

mercredi, mars 13, 2013

40 ans: mode d'emploi


Gags bien lourds, vulgarité du langage, plaisanteries scatologiques ou grivoises, scènes interminables (le film dure 2h14!) et redondantes...On est loin de la comédie romantique légère,  un genre qui n'est guère compatible avec le propos qui se veut une réflexion sur la crise de la quarantaine dans le couple. Mais cette crise est  vue d'un point de vue masculin et pessimiste: comparaison physique avec des barbies de 20 ans, soucis éducatifs et financiers et pourtant son interprète est loin d'être le macho traditionnel puisqu'il s'agit du charmant Paul Rudd (Mike dans Friends).....D'un point de vue féminin il y aurait beaucoup de points positifs au contraire à mettre en avant et la vie active d'une femme de cet age ne lui laisse souvent guère le temps de s'appesantir sur son sort; de mon point de vue la crise de la quarantaine est un problème de nombrilisme masculin et c'est sans doute la raison pour laquelle ce film m'a particulièrement déplu car le personnage féminin interprété par Leslie Mann n'est guère réaliste.

Au bout du conte


La signature Agnès Jaoui et Jean- Pierre Bacri nous permet de retrouver l'univers et le ton désenchanté qui leur sont propres, en particulier celui de Comme une image avec la musique qui s'implique largement dans le parcours personnel de plusieurs personnages.
Ici encore c'est une jeune fille  Laura qui est au centre de l'histoire mais cette fois elle est très belle ( Agathe Bonitzer magnifique) et très vulnérable mais c'est elle qui trompera le beau prince charmant Arthur Dupont. D'ailleurs c'est lui qui perd son soulier en s'échappant du bal aux douze coups de minuit....
Toutes les références aux contes sont semées dans le scénario comme dans un jeu où il faudrait les repérer:la tenue rouge de Laura dans le bois où le loup est personnifié par Benjamin Biolay, la mère de Laura soucieuse de rester belle comme dans Blanche Neige et qui se préoccupe bien peu de sa fille qui se réfugie chez sa tante....Elles nous égarent un peu dans ce parcours un peu chaotique à l'image des vies chahutées par la recherche d'un équilibre personnel: la tranquillité d'un célibataire endurci pour Bacri (qui assume une nouvelle fois un personnage grognon), la liberté nécessaire à l'épanouissement d'une artiste incarnée par Agnès Jaoui qu'ils remettront finalement en question.

samedi, mars 02, 2013

Week end royal


L'Histoire vue par le petit bout de la lorgnette est parfois significative. Ici le ton modeste et léger de ce film permet cependant de capter la richesse de la personnalité de F Roosevelt (incarné par Bill Murray), un renard rusé face à Georges VI complexé (il bégaye encore puisque cela se passe avant le fameux Discours d'un roi) mais pourvu du fameux humour anglais et d'un réel bon sens. Leur conversation de salon n'est pas si anodine puisqu'il s'agit d'obtenir l'appui des américains lorsque l'Angleterre va s'engager dans la guerre (et ce n'est pas acquis d'avance car on insiste ici sur le rejet des anglais par les américains). Ceci nous vaut bien sur quelques scènes un peu cliché sur l'antinomie entre les mœurs des uns et des autres, avec  notamment les personnages de la femme de Georges VI, Elizabeth, ainsi que la mère de Roosevelt par trop caricaturaux.

Mobius


Cécile de France magnifique, réinventée en blonde hitchkockienne (mais doublée pour les scènes de nu) est en accord parfait dans ce couple avec Jean Dujardin où l'alchimie a marché cinématographiquement. Il faut dire que cet acteur est au summum de son charisme et mérite bien son attribut de « cadeau » et qu'il nous apparait bien réconfortant dans un monde cynique. Je parie que ce couple de cinéma restera dans la légende et on ne citera plus « t'as de beaux yeux » mais « t'as de bons bras »....
Les référence aux films hitchkockiens vont au delà puisque le décor monégasque rappelle La main au collet et Eric Rochant, le réalisateur, revendique Les enchainés....
Et l'histoire d'espionnage? Elle n'apparait de mon point de vue que comme un arrière plan , une toile de fond (précise et léchée) mais anecdotique comme si l'important n'était pas là. Il faut dire qu'on ne peut pas demander aussi à Jean Dujardin d'être crédible en méchant espion russe.... et il est finalement bien difficile d'être agent double!